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Aux marches de nos palais de la jungle
Rêvons mon cœur, rêvons dans la nuit
Et caressons toujours nos amours perdues.
Nous baignons tous dans le même océan
A la fois une vie. Et tant d'autres empilées

Qui appartient jamais à un autre ?
Les fantômes d'enfants sur mes épaules
Ne m'appartiennent pas. Pas plus que
Les angelots dodus des tombes froides
Je les aime libres passants sous mon front

Libérer la douleur de cette emprise
Je ne possède rien, ni ne suis possédé
Ils souffrent en moi, loin de tout amour*
Ceux qui sont morts sont-ils partis en vain
Sur les grands chemins, en agitant la main ?

Les souvenirs de nos amours les retiennent
En cage, dans une cruelle visite en boucle.
Avec aussi l'enfance battue et puis violée
Ou le crime de possession commis par désir
Les fantômes hallucinés sont juste nôtres.

Mais l'esprit s'obstine souvent à guerroyer
Dans un divorce perpétuel. J'aurais voulu
Caresser l'enfant en proie aux démons
L'enfant cassé trop tôt comme un jouet. Ou
L'adulte mis en charpie par le bec des furies

Pourtant sauf si nous les volons à leur repos,
Nos rêves sont parfois de rire ou de joie
Au creux de la nuit douce, de la nuit source
Quand les bonnes morts ne laissent plus
Traîner que des fantômes à tendresser

Aux marches de nos palais de la jungle
Rêvons mon cœur, rêvons dans la nuit
Et caressons encore nos amours perdues
Nous baignons tous dans le même océan
A vivre une vie et tant d'autres empilées


( En vrai, je laisse tout ce réel parler en moi
Sans savoir le soigner en Agapé
)

John Forna

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