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Publié par P.Guillaume

Woody Allen nous a donné, tout au long de sa carrière, de bien beaux portraits de femmes, de " Annie Hall " à " Blue Jasmine ".

De ce dernier opus nous nous souviendrons un peu plus que du précédent et un peu moins que du suivant parce que tout comme dans " Match point " il restitue le parfum d'une époque, en concoctant une version contemporaine des " deux orphelines " : la riche et la pauvre, la " pétée de thunes " qui n'en a plus et celle qui n'en a jamais eu.

La seconde se débrouille avec les moyens du bord et trouve un équilibre, aidée par son dédain des apparences et du toc.

" Beauseigne ! serait-on tenté de dire au sujet de la première, tombée de haut et condamnée à pousser le rocher de Sisyphe.

Si nous n'aimons pas les riches c'est que nous n'avons plus de sujets de conversation en commun. Ils jouent au golf, font du bateau et dégustent des viennoiseries viennoises à Vienne...

Avant, il y avait la culture, Bergman et Fellini mais le riche est, maintenant inculte et adopte de bien mauvaises manières. Alec Baldwyn fait partie de cette ploutocratie anonyme et la conscience de classe des prolos a définitivement plié bagage.... 

Comme dans les affaires récentes que nous avons connues en France, les héroïnes de la collection Harlequin lâchent leur bonhomme infidèle en cafardant au FBI.

Jasmine, écoutée poliment dans l'avion au début, fait, dans l'épilogue, fuir sa voisine assise sur le même banc.

Déconfite, barbouillée de rimmel, paumée, elle ressasse à grand renfort de vodka et de pilules une période de gloire peu glorieuse.

Quelle époque formidable !

 

 

 

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