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Publié par Henry Merle et G.Proton

MON VIEUX CINE

Paroles et Musique: Charles Trenet - 1951  

Mon vieux ciné blotti sous les branches,
Mon vieux cinéma muet aux drames silencieux,
Sais-tu combien j'aimais, le dimanche,
Retrouver tes fantômes vivants à mes yeux,
Films de terreur, d'épisodes et de transes,
Pearl White sautant, la folle, d'un cheval sur un train ?
Qu'il faisait bleu à l'ombre des vacances,
Qu'il faisait bon rêver dans mon vieux ciné.home_cinema_003.jpg

A présent d'autres cinés parlent, parlent, parlent,
Émerveillent d'autres enfants tout comme autrefois
Ils émerveillaient moi... Petit Charles,
Au seuil de la vie, des premiers émois,
Mon vieux ciné,
Et là, peut-être, je vous retrouverai.

Mon vieux ciné, c'est un soir d'automne
Que j'ai compris l'amour pour la première fois,
En murmurant : "Hélène, je te donne
Mon coeur ardent, mignonne. Il n'est que pour toi."
Et ce jour-là "Belphégor", sans une phrase,
Au Louvre, dans une statue, effrayait bien des gens.
Main dans la main, délicieuse extase,
Hélène on s'est aimé dans mon vieux ciné.

Mon vieux ciné, bien souvent, je pense
Au temps où tu berçais mon coeur amoureux,
Où tu peuplais de rêves de silence
De tes acteurs témoins de mes jours heureux.
Charlot Soldat faisait rire l'assistance.
Moi, tes malheurs, Charlot, m'ont fait souvent pleurer.
Hélène, ma mie, mon amour d'enfance,
Ce soir j'vous attendrai dans mon vieux ciné.
 

 

 

LANDRU

Paroles et Musique: Charles Trenet - 1963
 
 
Monsieur le Procureur,

je regrette de n'avoir à vous offrir que ma tête, Oh !
...Silence ou je fais évacuer la salle

Landru, Landru, Landru, vilain barbu
Tu fais peur aux enfants
Tu séduis les mamans
Landru, Landru, ton crâne et ton poil dru
Ont fait tomber bien plus d'un prix d'vertu
C'était, je crois, en mill' neuf cent vingt-trois
Que ton procès
Eut le succès
Qu'l'on sait
Landru, Landru, dommage qu'elles t'aient cru
Toutes celles qui sous ton toit
Brûlèrent pour toi

Tu leur parlais si bien lorsque tu leur disais
Venez ma douce amie, allons vite à Gambais
J'ai une petite villa, rien que monter descendre
Hélas elles montaient et descendaient en cendreslandru.png

Landru, Landru, de quel bois te chauffes-tu ?
Ton four fait d'la fumée
Sous la verte ramée
Landru, Landru, un ramoneur est venu
Il a dans ta cheminée trouvé un nez
Calciné
Pendant l'verdict,
Pas un mot, pas un tic
Énigmatique,
Tu restas hiératique
Landru, Landru en jaquette en bottines
Y a une veuve qui t'a eu,
La Guillotine

Landru, Landru, on prétend qu'on t'a vu
En bon p'tit grand-père
Vivant à Buenos-Aires
La barbe rasée et la moustache frisée
Plus rien de l'homme d'alors,
C'est ça la mort
Disons, tout d'suite,
Qu'en mille neuf cent vingt-huit
Ce genre d'histoire
Etait facile à croire

Landru, Landru, tout passe avec le temps
A présent, tu n'fais plus peur aux enfants
Mais tu séduis pourtant bien des grand'mamans
Et d'Plougastel à Tarbes
Elles rêvent de ta barbe

Et de son poil dru, vieux Landru. 

 

 

 

 

MON COEUR FAIT BOUM

 

 

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