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Publié par p. Guillaume

Pourquoi  les " revivals "sont ils tous des échecs ? Certes, celui-ci vaut bien le film avec Will Smith et Kevin Kline mais ce n'est pas difficile ! Signé par un des espoirs du western crépusculaire : Burt Kennedy, il manque sérieusement de rythme et d'invention, hésite entre l'aventure et le délire et demeure timide et léthargique. Cela n'enlève rien à notre sympathie acquise d'emblée à la vision de nos deux héros réunis mais enfin...On a droit comme d'habitude, à la remise en activité de " vieux " un peu usés.

James West a besoin d'un entraînement physique pour affronter ses ennemis et séduit les filles sans enthousiasme, tandis que Gordon endosse une tenue de travesti du plus mauvais goût. L'intrigue du film est semblable à celle du film de Will Smith, le mystère se dénoue sans difficultés, les vrais souverains d'Angleterre et d'Espagne ainsi que le président Cleveland quittent leurs geôles sans se presser et la bombinette du fils Loveless , facilement désamorcée, donne lieu à un clin d'oeil humoristique (un retour vers le futur !) qui ne convainc pas.

Nous voilà loin d'un délire à la Mel Brooks ou à la Terry Gilliam. Quant aux multiples personnages secondaires ils ne sont qu'esquissés : agents russes et britanniques, pour ne pas parler de l'irruption soudaine et incongrue des Espagnols ( aurais-je loupé un épisode ? Aurais-je dormi plus d'une demi-heure ? ) Et,pire que tout, les nombreuses filles ne sont pas mises en valeur.

Pour remettre en circuit la " machine " on a fait appel à un procédé en décalage avec le concept initial de la série. James West et Artemus Gordon, représentants de l'élite de l'espionnage yankee sont devenus des individus déchus et avilis, ombres d'eux-mêmes.

West, débraillé , revêtu d'un costume de péon mexicain, arbore une moustache à la VILLA et coule des jours oisifs entouré de senoritas un peu grasses et Gordon, avec qui il est fâché (!) fait partie d'une troupe minable de music-hall.

 Est-ce une manière de dire que hors de l'univers structuré et cohérent dans lequel ils évoluaient selon une mécanique narrative imperturbable, ils ne sont RIEN.. Peut-être ! Mais trop humaniser les personnages de séries est une fausse bonne idée, on l'a vu avec " Mission Impossible ", leur donner un papa et une maman, définir leur goût en matière de musique ou de peinture , ou que sais-je encore,

est inutile ! Il est des cadres plus appropriés pour souligner l'usure du temps, des forces et des illusions.

Dans une série comme " Les mystères de l'ouest "cette thématique est à côté de la plaque, d'où le caractère vain et artificiel de ce " retour "(1) Le succès de ce téléfilm en engendra cependant un second en 1981 avant la mort de  Ross Martin. Il était encore pire que le premier.

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