Les gitans
Quand le mistral se couche au buvard de la grève
Et que le soir s'installe au silence du temps,
Roulottes et chevaux quittant le trot battant,
Dessinent une ronde à chaque nuit de trêve.
Les guitares en pleurs gloussent à pleine sève,
S'enivrent au parfum d'un flamenco gitan,
Éclaboussent d'accords les sables de l'étang,
Lancent aux étoiles des complaintes de rêve.
Au nom du feu d'amour et de Liberté
Les nomades grisés, chantent au ciel d'été
Accroupis et tapis aux plages de l'Eden.
Toutes les mains frappent au nez des flammes d'or,
Pour la fille aux pieds nus, qu'ils appellent " Carmen ",
Qui danse sous leurs yeux, à l'écoute du corps...
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