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Publié par Le CLA

NOTORIETE

J’ai croisé le vent dans la rue
Il courait comme un forcené
J’ai tenté de le retenir
Pour connaître les raisons
D’une telle agitation
Il m’a bousculé
Rabroué vertement
J’ai cru comprendre
Qu’il se devait
Dans le même temps
De participer à deux tempêtes
L’une en montagne et l’autre en mer.

Le vent est un personnage important
Il ne fait jamais que passer.

Pierre Philibert - Poésie en Stéphanie - 2003





VENEZIA

Sérénissima fascinante Sirène
Emergeant de l’onde où se noie ton déclin
Sur tes canaux véronèse glissent les gondoles ébène
Entre ciel et mer, cité aux reflets divins.

Tes coupoles byzantines, lourds ballons d’Orient
Jouent avec la légèreté des pics flamboyants,
Tes ruelles labyrinthes, touches de clair-obscur,
Mêlent - au soir assoupi - palais et masures.

Aux frissons argentés de l’eau.
S’opposent la pesanteur des colonnes monolithes,
Les miroitements des proues qui palpitent,
A la stature figée du campanile San marco.

A Venise, les clapotis d’un étroit canal sur la pierre
Moussue
Bercent longuement mes vaporeuses rêveries,
Sous un masque opalin, Colombine et ses facéties
Se penche sur toi. Arlequin de ma vie décousue

Françoise Quintin- Blanchard - poésie en Stéphanie - 2003

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