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Publié par Hacène- Georges Bouziane

« L’élu(e) du magazine point de vue et images du monde d’en haut, pour éclairer le monde d’en bas »

 

057.jpgCette semaine, chers lectrices et lecteurs fidèles de notre illustrissime magazine, non point vulgairement people, mais hautement noble ; Nous avons le plaisir de vous dresser le portrait exceptionnel de son Altesse El Scheik Hassan Al Mahdi El Djihad Dar Al Islamia.

Il nous a octroyé l’immense privilège exclusif de répondre à l’interview intimiste, effectué par notre correspondant spécialiste des têtes couronnées de la péninsule arabique, j’ai nommé Stéphano Burnes.

 


 

Voici en premier lieu une biographie succincte du Prince El Scheik Hassan :

Il demeure le vénéré Prince héritier du Quatre Quart, 77 ème génération de la famille régnante sur le mythique Royaume d’Ali Baba, illustre ancêtre qui en 777 après J.C., décima la terrible horde de la secte des Haschischins, menée de main de fer par le vieux de la montagne pelée, ils sont vulgairement nommés dans les récits profanes, les quarante voleurs.

Le prince Hassan, 7 ème fils de son père et de sa 7 ème épouse, naquit la nuit du 7 ème jour du Ramadan de l’an de grâce 77, à 7 heures 7 minutes et 7 secondes, dans la septième chambre du palais royal, de la septième province septentrionale, consacrée à la vénération du Prophète Seth,( sur lui la divine paix d’Allah).

Ce fait particulier de très bon augure, semble le prédestiner, à la grande joie de son entourage, à une destinée des plus élogieuse.

Dès sa septième année, on pu remarquer une ressemblance physique, des plus caractérisée, d’avec l’illustrissime ancêtre, Ali Baba, réformateur émérite de la dynastie Abélite, disculpée de l’affreuse machination Kaïnite, concoctée par les adorateurs du veau d’or.

Les 7000 tribus bédouines, du grand désert de la gomme arabique, peuvent se réjouir d’une telle incarnation de l’esprit des Ancêtres, de la Kaaba aux portes de Damas, les intercessions des djinns lui sont favorables… Le muezzin sunnite de la sublime mosquée Alahqueçà, chante ses louanges au même titre que de tous saints.

Les shites de la province Perse, quant à eux plasmodient son nom, lors de leur rituel annuel de purification flagellante et sanguine, en lieu et place et au titre de l’attente fervente de l’Imam caché.

Serait-il le bien guidé qu’espèrent la multitude mahometane ? …Dieu seul le sait !

A quatorze ans le prodigieux prince Hassan mémorisait, par cœur, les sept versions du saint Coran, ainsi que les 7777 hadiths du Prophète Muhammad, ( sur lui la divine paix d’Allah), sans oublier la septante et quelques notions talmudiques.

A dix sept ans, il se voyait décerner la palme académique des hautes études de l’écoles juridiques de la Charia universelle du Caire.

A vingt et un ans il était honoré du titre d’excellence de l’imamat doctoral toutes sciences traditionnelles et profanes fondues mais point confondues, ainsi il fut reconnu par ses pères ayatollahs et mollahs originaires du fertile croissant réuni. Même le grand penseur Avérrorès ne put atteindre ce niveau de connaissance transcendantale !

Lors de sa vingt-huitième année lunaire, il prit en épousailles la belle Nizham, descendante directe de la célèbre Bilkis, qui souvenons nous fit chavirer le cœur du Prophète et Roi Salomon, (sur lui la divine paix d’Allah). Il lui donna sept beaux enfants, deux paires de jumeaux, filles, garçons, une paire de faux jumeaux et un hermaphrodite, troisième sexe hautement vénéré au moyen orient, puisqu’il incarne le prototype adamique d’avant la chute.

Il ne faut pas omettre l’attention particulière, qu’il développa tout au long de son apprentissage princier, pour assumer les grandes taches chevaleresques qui lui incombent de par sa noble naissance.

Il excelle dans les arts militaires, politiques, diplomatiques et économiques, les maçons francs d’au delà des colonnes d’Hercule et du septentrion s’en souviennent encore et lui en sont redevables depuis le grand schisme islamo-christo-judéo, qui s’étendit de la plaine du golf persillé aux montagnes des provinces tribales du bout qui se tend. Il a su à lui seul ramener chacun au mangeoire de sa propre bergerie, avant que les loups néo-spiritualistes, voir athées ne s’en mêlent et ne festoient d’un grand festin choc civilisationnel.

Son sens exacerbé de la justice le fait égale à Saint Louis, jugeant saintement sous le chêne, faute de palmier.

Les séances de la mesure dans la balance se déroulent, tous les sept du mois à sept heures pétantes, que l’on se le dise !.

Il administre sa fertile province, la verte Médina, au bord de la mer rouge, à la mesure de la blanche raison éclairée d’esprit saint.

Chacun de ses sujets jouissent du minimum revenu garanti, selon son talent.

Contrairement à sa parentèle nombreuse, engluée dans l’or noire fondu, il ne fait pas ostentation de fastes superflus. Loin de lui tout esprit supra-consumériste, aux relents épicuriens frelatés.

Il n’a aucunement tendu une oreille attentive, aux prêches détonantes de ses cousins Ben Mère Denis et mulet Omar, la vie préhistorique et gymnastique ne lui conviennent pas !. Loin de lui tout esprit de fitna générale et le port de la kalachnikov sous la burqa, ne sied pas à la belle Nizham.

Il arbore impeccablement, sans faux plis, la tenue traditionnelle Abélite, sans oublier le port fier du sabre double tranchant et de la dague clanique.

Ses loisirs son simples, ils consistent à des déambulations nomades, sur toute l’étendue de la terre sacrée du Quatre Quart.

Écologiste avant l’heure, il opte pour le déplacement camélidé et chevaleresque.

Sa grande humilité nous interdit de trop nous appesantir en diatribes élogieuses, sur son compte jamais à découvert !.

Maintenant pour l’anniversaire de ses cinq branches étoilées au multiple de sept, soit 35 en chiffres arabes pour le compte est bon de ses enchanteresses années passées sous nos cieux, le Noble Prince, son illustrissime Altesse El Scheik Hassan Al Mahdi El Djihad Dar Al Islamia va, pour la jouissante satisfaction de nos chanceux lecteurs et lectrices de notre magazine papier brûlant finement enluminé, s’adonner aux chinoiseries en portrait, que Stéphano Burnes lui soumettra sous forme de suggestions fines.

1,2,3, en chiffres arabes oblige, lisez !( même en braille):

Les sages réponses du Prince éclairées à la bougie, sont écrites en italique dans le texte, (même en braille).

 

Si vous étiez un homme politique : le Scheik Abdel Kader.

(Comme au dessus) un artiste : Oulm Kalsoum.

(Idem) une voiture : le char de Ben Hurr.

(Pareil) un héros : le soldat inconnu.

(Décalqué) un livre : la Bhagavad-Gita.

(Identique) des souliers : des mules tongues.

(Cloné) votre heure : celle du soleil de minuit.

(Jumelé) votre truc de beauté : le henné.

(Répliqué) un parfum : le patchouli.

(Copié) un vêtement : la djellaba sans couture.

(Collé) une couleur : le vert, émeraude, clair, anglais, sapin, véronaise…

(Son frère) des vacances : le nomadisme désertique.

(Sa sœur) une discothèque : la casbah d’Alger.

(Sa mère) un objet fétiche : une théière.

(Son père) un plat : une couscoussière, et pour sa deuxième définition un couscous de ma mère.

(Une ressemblance) une chanson : Alexandrie, Alexandra ha ! .

(Le même) un sac : à dos.

(Un effet miroir) une ville : Babel oued.

(En fractal) un pays : le Quatre Quart.

(Comme l’autre ) un animal : le pur sang arabe le vendredi, le chameau les autres jours.

(Encore) un instrument de musique : la guimbarde.

(Toujours dans le même sens d’idée) un porte bonheur : une main de Fatma.

(Déjà vu) une gourmandise : le loukoum space cake.

(Photocopié) une plante : verte.

(Enregistré) un tabac : turc.

(Imprimé) un film : Ali Baba et les quarante voleurs.

(Connu) une femme : la mienne, Nizham.

(On se connaît, non !?) un homme : celui qui me fait face dans le miroir sans teint.

(Ou l’ai je déjà vu ?) une soirée : les nuits de Ramadan.

(Même lettre) un bijoux : un cailloux en formes d’hiboux enchâssé dans du houx que l’on porte au genoux.

(Même tracé) un chiffre arabe: le sept. Romain : le VII.

(Devinez !) un vœu : l’éternité pour tous.

(Ça commence à m’emmerder ces non répétitions, c’est pas dans le contrat !) une conclusion : fin.

 

Post-scriptum avant impression : La rédaction nous informe, en urgence, que son Altesse El Scheik Hassan Al Mahdi El Djihad Dar Al Islamia vient d’annoncer au monde entier stupéfait son abdication, au profit de son fil Mouloud, l’hermaphrodite, qui seulement âgé de 7 ans se voit ainsi désigné, seul héritier de la couronne Abélite des provinces fédérées du Quatre Quart .

Notre reporter Stéphano Burnes , nous déclare en exclusivité que cette décision princière risque de faire chier sous les burnous ! Le monde doit-t-il s’attendre à de nouvelles guerres fratricides ?. Il nous avoue que le prince El Scheik Hassan Al Mahdi El Djihad Dar Al Islamia, en aparté lui demanda de le tutoyer et de le nommé du simple nom, Ali le Bougnoule, ce qui demeure plutôt péjoratif pour un prince de sang royal !

Il lui fit également la confidence de son désir de se retirer du monde, pour revêtir le simple habit de laine des saints soufis, ceci sous l’injonction incontournable du mystérieux El Khird, (sur lui la divine paix d’Allah).

Ah ces Arabes toujours aussi cachottiers !.

Tableaux hacène-Georges Bouziane

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