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Publié par Hacène-George Bouziane

« -Monsieur, vous laisserez vous tenter par l’attraction suggestive d’une confiserie chocolatée ?

Pas des moindre, puisqu’elle revêt fièrement son 90 pour cent garanti de teneur en cacao et de plus biologique, puisque la fève dont est extraite cette divine poudre, fut récoltée par l’agilité de petites mains Guaranis, innocentes de toutes malfaisances mécanistes.

Nos collaborateurs primitifs sélectionnés pour leur dextérité légendaire, ont fait montre d’une agilité particulière, aux vues d’une ascension forestière à l’aurore de la treizième lune du Tzolkin Maya, jour précis du chant mortuaire de ces fèves singulières, qui s’offrent en une solennelle dévotion, aux valeureux guerriers Guaranis, telles que des hosties naturelles et ceci au terme d’une croissance centenaire, au cœur de la foret primaire d’Amazonie, vierge de toute souillure agro-alimentaire.

La torréfaction de ces fèves, relève du secret artisanal de nos vaillants cueilleurs, plus précisément de la température corporelle de leurs plantureuses femelles. Un indice, pourquoi s’ingénier à porter un string ficelle en pleine jungle ?…

Pour ce qui est du fourrage caché sous cette pure noirceur pâtissière, mon cher monsieur, nos artisans pâtissiers, depuis près de deux siècles, maîtrisent la préparation secrète de cette crème pralinée, qui fait la succulence toute intérieure de ce bonbon chocolaté, dans le seul but est de ravir votre jouissance gustative. 

Allez ne vous faites pas prier monsieur, laissez de coté toutes vos phobies de surcharges pondérales et pensez au vertus ingénieuses de cette merveilleuse molécule de magnésium naturel, que cache en nombre une simple bouchée de plaisir de cette friandise !. »

Aparté et susurres à l’oreille du sieur, ainsi éloigné de sa compagne, (Zézette).

« En cas de baisse libidinale, (clin d’œil au monsieur), ce médicament naturel, vous permettra de satisfaire, de longues heures durant, la plus vicieuse bourgeoise esseulée, abandonnée à sa brûlante insatisfaction pulsionnelle et à son triste sort par les sombres obligations affairistes d’un mari parti en virée élitiste, au club de ceux qui en possèdent, sans autre soucis que l’accumulation croissante. »

Réaction de l’auditeur (Gégène) :

« Non mais, dis donc toi espèce de passeur de plats réchauffés, tu crois me corrompre avec tous tes sortilèges gastronomiques, par chez nous le chocolat c’est en tablette de 100gr, estampillée resto du palpitant, fourrée dans la baguette invendue, récupérée dans la poubelle de la fromenterie, par Zézette, juste avant les gandous, pour le quatre heures des mioches qui s’en vont voir la mer avec le secours pop, étrenner les bottes en plastocs offertes au Noël du secours catho ! Alors pour la couillonade des têtes de gondoles, tu repasseras l’aristo de supérettes et puis Zézette, la seule dulcinée que ma pine fourre, elle zieute que les articles d’en dessous du rayon.

La prime du Rémi, qu’il t'on pas trouvez plus couillon que d’le blazer comme de la paperasse à clopes, comment ti l’on eplé déjà, hein zézette ? a houai, le Rizla +, pour travailler +, (gros rires gras de Gégène). Eh bin donc que je disais que le pourboire du Rizla +, c’est pour fabriquer des cocktails à pas trop de tunes. T’a déjà tisé du pastaga rehaussé à l’eau de Cologne, l’aristo ? quand tu le teintes au Kiravi, çà fait vraiment orangeade haïtienne, dans le biberon du petit, effet secondaire garanti !allez traces ta routes, le bobo commercialo bio-équitable, on a encore la dinde à dépecer et a fourrer au calendos. Cà m’a presque mis la larme aux zyeux quant je lui est guillotiné la face, heureusement les mioches et Zézette se sont bidonner, morts de rire, à voir la pauve bestiole gigoter partout sans tête dans la cuisine, avant de tomber raide morte sur le carrelage. Par chez nous çà nous connaît de jouer du couteau, comme çà sans crier gare, surtout avec les porcinets des services après ventes ! Comprendos muchachos l’apprenti- americano !?

Non mais celui là, il nous a pris pour des fan de Nicolas Hulot, voir de J.P. Pernod, nous les chouettes on les cloue sur les portes des faiseurs de sorts et la traditionnelle mi-temps apéro, on l’honore à coup de 102, voir de 204… !

Oh,  lui le marchand de sable à béton, on n’est pas des truffes, encore moins des tètes de nègres, je vais t’en foutre du 90 pour cent de coco et de tes noirauds cuivrés emplumés et de leur lune à l’air, que d’la merde de macaques houai, des étrons en barres tes saloperies, toutes justes refourguées des cuves à Neslé, c’est le Tonin qu’a même pas tenu un heure chez chagrin, qui nous a conté un peu comment que ça pue dans l’usine à tambouille…Il en a gerbé le digeo, c’est pour dire comme ça craint ton bio d’escroc !.

Et pis par chez nous , en bas de la tour, les casquettes scotchées aux murs d’la tranche, leur chocolat du bled, au moins il fait rire et coté libido, Zézette , elle peut te fourguer la recette du space-étouffe chrétiens, pour sortir ton Popole au cirque, grâce au pognon que tu fais sur le dos des honnêtes gens…Allez le commissionnaire t’es pas à la hauteur, avec ton exotisme de supérette !. bouffes les donc tous tes bon-becs tropicaux ! ».

Sur cet entrefaite singulier, notre bonimenteur de galeries marchandes, dépité, pour accuser le coup, revisualise d’urgence en son cortex endolori, les leçons de prime secours de maître Tantra en moins de dix leçons expresses, ensuite il se laisserait presque tenter par une prise de cette merveilleuse poudre coco de la comtesse, si ce n’était sans compter que son pourvoyeur ne pratique pas le crédit sur la consommation !.

Trêve de confiseries, j’ai mon 31 à dégraisser !

Bonne indigestion au pays de Nico le gigolo !

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