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Publié par Hacène-George Bouziane

 

Recourir aux intentions discrètes d’une simple évocation, aux reflets troublés par une nostalgie hasardeuse, celle d’une première rencontre d’avec madame la Lune.

Des yeux d’enfant en étincelante d’innocence, se parent d’étonnements, surpris par l’apparition soudaine d’un disque pleinement argenté, au septentrion du ciel de son enfance campagnarde.

Point de loup, ni de grotesque ogresse, cachés en embuscade au gré des évanescences nuageuses de l’astre impassible, le croque mitaine peut bien attendre, la vision demeure sereine.

Simplement la fascination de l’étrangeté d’un appel ancestral, emplie la plénitude des pupilles enfantines ainsi subjuguées.

Fées, ondines, lutines, cabriolent gaiement en des chorégraphies de danses sélènes, tout autour du grand chêne, au feuillage bruissant de luminescences naturelles, là ou le chant des oiseaux nocturnes fredonne la complainte de Lilith.

Le tableau bleu nuit, ainsi dépeint sous la craquelure du vernis de l’ego adultérin, loin des tonalités astronomiques d’empiriques lunettes magiques, fait fit du relativisme quantique.

Le mystère de cette singulière cognation intuitive, usitée par l’élan de générosité d’un cœur pur, émarge au delà des perceptions des plates saisons de la raison, pour franchir le seuil de la porte des multiples attentions d’une perception, mise en escalier à grimper, sans autre préoccupation que celle d’une ascension céleste.

Cette échelle de Jacob est à gravir sans peur d’une empoignade d’avec son ange.

Silence ! En présence de la permanence de cette réminiscence, cette essence mise en demeure par l’évanescence des sens, de par sa substance, parfume la présence de l’astre mis en majesté, aux flagrances d’un ciel étoilé d’une nuit d’été.

Madame la Lune se manifeste en signifiance, aux fertilités impressionnistes promptes en jouissances gamines, par la multitude alternative de ses propres absences.

La mise en espace se dessine clairement, en flux et reflux de cette plénitude du vide, pour que le temps qui passe parvienne au replis de lui même, humblement sans faux plis, de peur d’ébruité son impermanence, en ces heures d’entre chien et loup qui sonnent au carillon atomique, lors de l’aube fondue en un levé de crépuscule.

L’astre écrevisse à haute teneur symbolique de métamorphoses cancéreuses bénignes, sur-ligne son rituel passage, par des variances d’humeurs lunatiques étalonnées sur une palette chromatique saturée d’ocres jaunes, lorsque son époux l’astre félin lui susurre quelques mots doux d’amour diurne, typiquement platoniques, puisque si loin si proche.

Lorsque les divinités guerrières s’infiltrent sournoisement, au cœur du cortège nuptial, lors de ses cavalcades en pleine voie lactée, la colère monte en rouge sang aux pommettes de madame la Lune, courroucée par l’outrage.

Quant son vieux filou d’époux s’en va roucoulé de trop près des étoiles vierges, pour la punition de ce vieux coucou, elle devient tout feu, tout flamme de rousse jalousie.

La rosée peut en témoigner de par sa transmutation en gelée.

Mais la tendresse pour sa fille, toute terrienne, lui fait vêtir nobles parures aux coutures d’or, tissées de fils argentés.

Sa clémence cuivrée se prédispose à l’agrément de ce chant des âmes sœurs : « ce soir à la lune, nous irons ma brune cueillir des serments, cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les cœurs d’enfants… ».

La mélopée de la harpe, incite les nuages esseulés à passer sur la surface des rondeurs de dame Lune, assoiffée de poésies brumeuses, elle se délecte prestement de les boire jusqu'à la lie de leur cotonneuse ivresse.

A chacune de ses apparitions pleines et entières, un plébiscite de luminosité nocturne s’actualise verticalement sur l’horizontalité de la diversité des méditations naturalistes.

Des montagnes, jusqu’aux bords de mers, en passant par la méridienne des vastes plaines, certains soirs le paysage de nos nostalgies chagrines, s’en trouve adouci en ses contours, par le sceau planétaire de Pierrot et Colombine.


Avant de se refaire secrètement une beauté en coulisse, lors de ses cycliques de disparitions et apparitions successives, cette nourricière d’imaginations fertiles ne fait pas de quartier aux adeptes de la galettes.

 

Sa préférence jalouse, elle l’octroie aux initiés de la croissanterie, qu’ils soient pays ou coteries.

Les eaux supérieures, intermédiaires, voir les plus inférieures, ondulent aux moindre de ses caprices.

Sa sensualité féminine, en archétype, demeure propice aux accouplements en tous genres.

D’une façon subtile propre aux privilèges de sa régence, elle rythme la circulation de toute fluidité, sa préférence s’entiche de toutes subjectivités bien visualisées.

L’enfant ainsi posté en sentinelle silencieuse, vient à comprendre toute la farce scientiste que lui procure ses jouets aux parodies d’interfaces virtuelles., surtout de ceux manufacturés en célébration d’une certaine violation interstellaire, fomentée lors de vols spatiaux expérimentés l’année tête bêche.

A présent, ils ne peuvent pas rivaliser en vérité, de par leur contre nature satellitaire, avec la sublunaire lumière matricielle, de l’astre antique mère des songes.

Cette déesse de la fécondité se rêve en majuscule, dans l’indéfini obscurité du ciel parsemé, çà et là au cœur des ténèbres, de chorégraphies étoilées en myriades improbables, puisque perçues à retardement de leurs pas dansés, au cas ou de mauvaises intentions s’aventureraient à les espionner en leurs propres intimités, de plus si affinités de regards compassionnels.

Que n’a-t-on pas auguré en sa présence, ceci jusqu'à l’incriminer de cécité.

Mais lors de ses variations, juste au dessus de Memphis Tennessee, certaines psalmodies indigentes, la chantent sur un air de notes bleutées.

La perception de l’enfant lune décroît, pour laisser place au jour naissant d’un premier matin, teintés de lueurs imaginatives en effervescences fertiles, subtiles, propices aux libres élans d’un veilleur ou en est la nuit ?.

L’enfant ainsi baigné dans l’intimité lunaire, lors de son baptême secret, ne craint plus d’attraper des coups de lune, il est immunisé et se délecte jusqu'à son dernier souffle des inspirations sélènes, qui ponctuent sa vie de bohème.

Son inspire devient poème en un expire.

Et vous ou se trouvait votre Lune d’enfance ?, fidèle à son rendez vous baptismal ?…


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