EXTRAORDINAIRE
Et ce ventre à remplir
Et ce ventre à vider
Et ces yeux à ouvrir
Et ces yeux à fermer
Ce fusil à tenir
Ce fusil à rouiller
Et ce sexe à jouir
Et ce sexe à jouer
ce cerveau à garnir
Ce cerveau à laver
Et ce coeur à ravir
Et ce coeur à payer
Et ce cri à gémir
Et ce cri à gueuler
Et cet homme à haïr
Et cet homme à aimer !
août 2002
SYMPHONIE N°5
Comme la pluie comme une valse
Un mot de plus
Comme un retour
Un détour
Sur mon émoi les notes passent
Et l'archer pleure
Et l'archer rit
Ah ! Franz, que c'est doux cette pluie
Après le tumulte
Après les humains
Sur cette symphonie
Ah ! Franz, je l'aime
Quand même
Au soir
Pour jamais
Un peu tard !
décembre 2006
LE VIEIL ENFANT
Regarde toutes ces cannes,
Ces bérets, ces paletots,
Ces guenilles qui se fanent
Aux clous des porte-manteaux !
Le temps a strié des veines
Dans le hêtre des sabots
Où quelques poussières traînent
D'un dernier tas de copeaux.
Sur les marches du silence
Des cuisines sans échos,
Un chien oublié s'élance
Vers d'invisibles fagots.
Contre la pierre impassible
Le mûrier, privé de faux,
Prend la lumière pour cible
Par l'ascenceur des chéneaux.
Regarde ! L'enfant, peut-être,
Cherche le bon numéro,
Le regard prêt à renaître
Dans la vitre du carreau
mars 2002
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