Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par elsapopin

L'heure arrive toujours. L'heure arrive toujours, d'un retour.

Heureusement.

Mais le cœur a du mal à y croire, planté tout droit sur le quai des départs, avec le parapluie de son mouchoir et des feux rouges arrière dans la mémoire !

 

Tu peux partir, puisque c'est pour revenir ! D’ailleurs, je te quitte aussi, à rester là sans toi...

Tu peux partir, mon voyage me ramènera, comme toujours, vers ce quai dépeuplé de toi !

 

T'attendre, ce n'est qu'une affaire de temps, un cheveu gris un peu plus blanc, une horloge de cœur à soixante battements de peur !

T'attendre, c'est comme un bout d'absence qui matelasse l'espérance, un rien de blessure interminable, une place orpheline à la table.

 

Tu peux partir, puisque je sais mourir ! D'ailleurs, de braves marins m'en empêchent, avec leurs filets et leurs hameçons de pêche, en demi-lune, en demi-cage de fortune !

 

T'attendre, ce n'est qu’un clou au mur du soir, une danseuse sur son perchoir, une mauvaise note pour un mauvais devoir !

T'attendre, c'est comme une hirondelle en retard, pour le prochain printemps, un rien de meurtrissure inexplicable, une chaise dépareillée à la table.

 

Tu peux partir, puisque c'est juste pour rire ! D'ailleurs, tu vois, mes lèvres n'en tremblent pas et se moquent du mouchoir, du feu rouge goguenard et de la femme du chef de gare !

 

T'attendre, ce n'est qu’une affaire d'espoir, qu'une oriflamme dans tes yeux, un va-et-vient d'enfants joyeux et des clochers, des fleurs, des blés, des moissons, des chants à venir et tant d'étoiles du souvenir !

 

L'heure arrive toujours. L'heure arrive toujours, de ton retour.

Heureusement.

T'attendre, c'est savoir !

 août 2008

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article