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Publié par elsapopin

PETET POEME DE MERDE


Une crotte sur le bord d'un chemin,
En deux mots qu'est-ce ?
Les restes d'un festin
Expulsé d'entre deux fesses !

Sentinelles attentives,
Vous les verrez parfois
Se dresser dans l'expectative
De l'ombre feutré d'un sous bois.

Fientes d'humains,
Crottes de moineaux,
Toutes ne valent rien...
Sauf le guano.

S'il faut qu'ici-bas,
Rien ne se perde,
Glorifions la merde,
Mais prenons garde à notre pas,
Car si marcher dedans,
Parfois porte bonheur,
Avec soi, on n'emporte que l'odeur.

Boues, crottes, crottin, colombins ou fientes,
Vous êtes de nos jardins,
la force vivifiante,
Car, rien n'est meilleur assurément,
Que le poireau forci par les excréments.


Jean-Jacques F  ( Saint-Gaudent, Vienne ) - 1er pris " humour "
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LOLA

Il était minuit lorsque j'arrivais au claque,
derrière une tenture j'aperçus l'évêque
transporté par un flot de douceur extatique,
Gémissant son prêche d'un ton sans équivoque...


puisqu'il voguait avec Lola j' n'avais plus qu'
A succomber aux potions de cette miss Black :
Je commençais par m'envoyer trois rhum cul sec,
Juste histoire de remettre à flot mon Titanic
Et de fouetter mon pouls qui battait la breloque.

Satan dans l'alcôve vengeait tous les eunuques.

Lola, Bon Dieu ! Abrège un peu, fais lui des trucs
D'enfer, jette-le, moi j'en peux plus je débloque :
Mon âme gît au fond d'un verre de Martinique !
Au hammam, bientôt, sur le plancher de teck
Rejoins-moi ma Lola, dans la moiteur opaque.


Denis B ( Solutré-Puoilly, Saone et Loire ) -  2éme prix " humour "









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FIDELITE

Un chou frisé par la nature,
Las de vivre au fond du jardin,
Sentit le vent de l'aventure
Gonfler ses feuilles un beau matin !

Eh oui, ce grand célibataire
Comprit qu'il était amoureux
quand uns simple pomme de terre
De son amour lui fit l'aveu !

Si encore c'eût été la tomate
Qui rougissait en le voyant
Et qui le regardait, béate,
Dans ses atours chatoyants...
Ou la si distinguée carotte
taille bien fine en son sarrau,
Et qui osait, la pauvre sotte,
Faire les yeux doux à un poireau !
Eh non, c'était la pomme de terre
Avec ses yeux sur le côté
Qui susurrait avec mystère
Mon chou, je t'aime à en crever !

Elle avait si mauvaise mine,
Le teint brouillé, pas de cheveux,
Sur, elle manquait de vitamines
Et lui était si vigoureux !

Le chou qui n'avait que dédain
Devant tant de fidélité
Fut retrouvé, le lendemain,
Dans un panier, Décapité ...

Folle d'amour, la pomme de terre
témoin de tant de cruauté,
Ôta sa robe, et sans manière
Le rejoignit dans la potée...

Marijo G ( Chambeouf, Loire ) - 3ème prix " humour "


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