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Publié par Carmen Montet

Federico Garcia Lorca

 

Triste était le nuit de juillet

De cet été de larmes,

De sang et d'armes,

Dans l'Espagne qui se battait.

 

Dans les cachots de Grenade

Un maître, un poète et un torero

Attendaient l'aurore maussade

Qui les conduirait au tombeau.

 

Dans les patios d'Andalousielorca-2.jpg

Dans le silence de la nuit,

Autour d'un feu de camp veillaient

Quatre gitans et deux fusils.

 

Ils veillaient leur frère toréador

Cette nuit du 15 juillet

En repoussant l'arrivée de l'aurore

L'arrivée de la mort.

 

Il veillaient leur ami l'instituteur,

Le maître qui dénonça l'horreur,

Et appela à résister,

Et à se battre pour la liberté.

 

ILs veillaient leur ami :

Le poète maudit maudit,

Poète illustre de son temps,

Artiste, romancier, écrivain

Que l'on ferait payer du sang

Le droit d'être " Républicain "

Et dans le silence de Grenade

Aucun cri ne s'éleva haut

Pour protester contre les balles

Qui turent sa voix : FEDERICO !

 

C'était l'Espagne entière

Qu'on assassinait,

En fusillant ces trois lumières

Ce matin du 16 juillet.

 

 

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