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Publié par H. Bouziane

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« L’aire de la biche »

 

Voici l’origine du nom de cette aire d’autoroute, qui au demeurant n’en fut jamais une et ne fut au grand jamais soumise, aux invasions barbares de « l’homo-automobilus », programmé par les hospices de bison futé, aux fréquences d’arrêts d’aisances en tous genres, toutes les deux heures de conduite consécutives. Les fonds baptismaux de ce patronyme, nous ramènent aux environs de Dole, ville moyenne, chef lieu d’arrondissement du Jura et chère patrie de ce bon vieux père la bouilloire, Pasteur, planificateur du génocide bactériologique, tellement enragé qu’il en mordit son chien, « Sac à puces »

Mais revenons en à notre pré-carré de cette mystérieuse biche et de ses origines. Elles se rattachent communément à une histoire d’inspiration, donnant naissance à une pseudo-merveille du cinéma d’animation, mondialement célèbre.

Pour l’heure, il nous reste à définir et expliciter, qu’elles furent les sources phénoménales, d’une telle profusion de muses inspiratrices d’un tel conte de fée, narré en couleurs peintes sur pellicules.

L’aire de la biche, comme nous le précisions plus haut, s’encastre dans le canton arboré et semi-montagneux de Dole. Une sorte de réserve en miniature de la faune et de la flore locales.

Dès la domination celtique, cet espace enchanté, fut le terrain privilégié des druides et de leurs secrètes gnoses. Comme chacun le sait, l’animal totémique des ces illustres sages, était le sanglier. Cette espèce élevée au rang emblématique, de toute une science traditionnelle, désormais occultée, devint dès le moyen-âge, la proie privilégiée des chasses seigneuriales, sans compter les funestes prédations braconnières, auxquelles se livraient les cerfs et autres gueux francs-comtois. Ceci perdura jusqu'à la révolution française.

 

 

Les gardes chasses républicains furent sommés par le représentant du quart état, ( le monde animal et végétal), en l’occurrence le citoyen Cochonoux, député élu du quart état et représentant illustre de la gent phacochère, de faire respecter le décret de préservation des espèces sauvages. Il faut dire à son corps défendant, que la cochonnaille fut la victime de sombres batailles contre la faim, tout au long des siècles, depuis la disparition et la protection druidique. Même les Princes de la Saucisse, ne purent endiguer ces chasses iniques des porcs sauvages.

Le patriote Cochonoux, craignant que son cheptel ne s’amoindrisse considérablement, aux vues de la naissance de la post-industrialisation agro-alimentaire de la viande de gibier, en l’occurrence la charcuterie « sanglière », bête sauvageonne qui fut la première victime de cette ingéniosité issue de la révolution alimentaire, le grassouillet député déposa donc un ultimatum, au canton de Dole, sous peine de frondes animalières.

La garde républicaine, n’eut pas si tôt fait de rappliquer, pour calmer préventivement, toutes sautes d’humeurs, de la part de ces cochons sauvages, qui foutaient déjà assez la pagaille en Corse. Pour l’heure Jurassique parc se devait d’être préservé de toutes insurrections contre-révolutionnaires, d’où qu’elles viennent.

Ces contingents nationalistes d’hommes en armes, se devaient de trouver pitance, car leurs maigres soldes ne suffisaient à peine pour étancher leur soif légendaire.

Ils eurent tôt fait d’user du braconnage, pour subvenir à leurs faims.

La couardise phacochère, bien connue chez les Jurassiens, laissa le pauvre citoyen Cochonoux dépité, face à l’exode massive de la confrérie sanglière, en pays helvétique.

Ce fut une évasion fiscale avant l’heure, puisque les patriotes gibiers se devaient de payer la taxe forestière, en contre partie de la préservation de la faune et de la flore, par la nation, suivant le décret d’application N° Asffrdt44659811321649541hi, évasivement précité plus haut.

Le patriote Cochonoux, discrédité face à une telle lâcheté de sa propre espèce, se suicida en sautant vivant dans le grand hachoir à viande, de la charcuterie nationale qui fut privatisé en 1940 et en prit le nom légendaire des charcuteries Cochonoux, en mémoire de lui.

Rendu à cet état de fait, la contre-révolution grondait fort en Jurassique parc. La garde nationale dépassée par les évènements insurrectionnels, mandatât un bouc émissaire auprès du Grand sage de la forêt.

Le citoyen Chevroux, brave bête domestiquée, remplit sa fonction de bouc émissaire désigné, par la chambre des députés. Il partit seul dans la sombre foret primordiale, à la rencontre du Grand Cerf. Voici plus de 400 ans, que l’on avait eut vent de lui, ceci remontait à sa dernière apparition en 1392 en foret de Compiègne ou il rendit fou d’effroi le Roi Charles VI.

Le patriote Chevroux marcha une lune entière, jusqu'à ce qu’elle soit pleine, avant d’arriver en cette clairière enchanteresse, que les autochtones connaissaient par ouie dire, sous le patronyme de source de la biche.

Là résidait, le sage de la foret, le Grand Cerf , tout de blanc immaculé.

Le citoyen Chevroux arrivé à destination, fut étrangement submergé par un endormissement soudain. Cet enchantement le plongea en une rêverie  éveillé.

Le Grand Cerf lui souriait et lui tint ce langage : « pauvre bouc émissaire proie de la domestication humaine, je connais ton mandat, il me fut transmis par l’entremise du ciel. Voici donc mon intercession, de par le Seigneur des espèces, le sage Pradjapati, que l’équité et la parcimonie règnent en paix, en ces contrées jurassiennes, jusqu'à ce que Manou ré-impulse la loi du Dharma, que ceci soit entendu et respecté ! »

Le bouc émissaire, tout requinqué par cette entrevue angélique, d’entre deux, rejoignit instantanément ses commanditaires homo-sapiens, pour leur faire-part de ce que le Grand sage lui avait confié, mot pour mot.

N’eut-il pas finit son élocution messagère, que la paix généralisée emplit chacun des cœurs de jurassique parc.

Les troupes belliqueuses de part et d’autre rejoignirent leurs logis respectifs, sans omettre de se promettre confraternités en tous genres.

 

La paix jurassienne perdura jusqu'à l’avènement autoroutier.

Des ingénieurs adeptes de la vitesse en toutes choses, tracèrent sur la carte du canton jurassien, une grande saignée de bitume.

Les esprits autochtones s’échauffèrent contre cette invasion barbare mécanique, même le cheval de fer s’était vu contraint de faire moult détours, par respect de la préservation de la faune et de la flore locales.

Les jurassiques citoyens bêtes et hommes, dépêchèrent de multiples requêtes auprès du ministère des ponts et chaussées, mais en vain.

Des tentatives de sabotages, d’intimidations, de sacrifices vivants faces aux bulldozers infernaux, ne purent rien pour contrecarrer l’avancée inexorable de l’asphalte, déversé sur quatre voies rapides. La montagne fut sur le point d’être saignée à blanc, par les oligarques de la Petroleum United, sorte de synarchie occulte maîtresse du monde moderne.

Mais un soir de pleine lune tout retomba en silence, certains indigènes chuchotaient : « c’est la malédiction du Grand sage de la foret, c’en est finit de nous ! »

Effectivement, la longitude et la latitude précises de l’arrêt des travaux, indiquaient l’endroit exact de la clairière enchanteresse, au doux nom de source de la biche.

Les plus éminents scientifiques furent dépêchés sur place et ne purent que se rendre à l’évidence, plus aucune machine ne fonctionnait, même la force humaine semblait faire défaut, en cet endroit précis.

Des prêtres exorcistes furent dépêchés par le Vatican, ainsi que toute une ribambelle de médiums et autres para psychologues, pour contre carré cette magie, mais aucune de ces interventions ne put déjouer ce sortilège, au lieu dit de la clairière de la source de la biche.

Le matin du quarantième jour d’arrêt des travaux, les troupes d’interventions terrestres, sur-armées, dépêchées sur place, pour circonscrire la zone rétive, furent dans l’étonnement de voir apparaître une magnifique biche, au blanc immaculée.

L’apparition leur tint ce langage : « Pauvres humains vos péchés de dévastations s’amoncellent jusqu’au Ciel, mon père, le Grand Cerf, garant de l’esprit de cette foret ancestrale, m’a mandaté auprès de vous, pour vous soumettre au dicta de Pradjapati, usez de vos intelligences et oeuvrez de vos sciences profanes, pour préserver ce lieu de pleine nature, dédié à la préservation de tout être, telle une arche sanctifiée, depuis l’aube des temps, jusqu'à ce que revienne Manou, pour ré-impulser la loi du Dharma, que ceci soit entendu et respecté ! »

Le général Rambo, chef des troupes d’interventions terrestres, tel un bouc émissaire avisa les oligarques de cette sentence surnaturelle.

Là, les loups devinrent tels des agneaux, de peur d’être assujettis à la folie, tel que le Roi Charles VI, par le courroux du Grand Cerf.

Des consignes hautement écologiques furent promulguées. Au lieu dit source de la biche, les machines creusèrent un salvateur tunnel de part en part de la montagne, en vue de préserver ce lieu idyllique de toutes souillures modernistes.

Les autochtones, bêtes et hommes exultèrent de joie et célébrèrent l’événement avec moult fêtes dionysiaques.

Lors de l’inauguration de la vilaine saignée, vite enterrée sous la résistante montagne jurassienne, les oligarques dépêchèrent le célèbre Walt Disney, pour se refaire une bonne image de marque pétroleuse, auprès des autochtones jurassiens.

Nous en arrivons donc à l’explication du début de ce récit, en ce qui concerne l’origine du nom de cette aire d’autoroute qui n’en est pas une réellement. Le collaborationniste Walt Disney, fameux profanateur et contre-facteur de contes de fées, tomba sous le charme de cette histoire et s’en inspira en partie pour créer son célèbre dessin animé Bamby ! Il déclara aux journalistes présents lors de la première sortie en salle, de cette toile mièvre et propagandiste, que c’était l’air de la biche, célèbre passage de Prokofiev, qui lui aurait inspiré cette histoire.

Les autochtones, quant à eux loin d’être dupes, imposèrent aux autorités autoroutières, le doux nom d’aire de la biche, pour commémorer dignement l’histoire secrète de jurassique parc !

Ainsi s’expliquent les origines de ce nom d’aire d’autoroute qui n’en a pas l’air !

 

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