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Publié par elsapopin

La tribu Vaboni qui vit dans l’île de Monbassa , en Afrique, est demeurée extrêmement sauvage.

Ses membres, contrairement à la majorité des indigènes qui ont fini par acquérir une certaine civilisation au contact des Européens, sont demeurés aussi sauvages qu’il y a plusieurs siècles.

Ils sont, heureusement, peu nombreux et occupent seulement une trentaine de huttes. Autant par leur type que par leurs mœurs, ils différent totalement des peuplades noires  qui les entourent.

D’une laideur étrange, ils ont les yeux relevés vers les tempes, le nez aplati, la bouche lippue mais leurs lèvres se sont pas pendantes comme celles de la plupart des autres nègres.

Leur peau est légèrement cuivrée. Ils n’ont rien des somalies, leurs voisins immédiats. Leurs cheveux ne sont pas crépus : ils les portent divisés par de nombreuses raies et tressés en petites nattes ondulées autour des oreilles.

Les vabonis sont cannibales, quand ils en ont l’occasion, mais le plus souvent ils se nourrissent du produit de leur pêche, qui constitue d’ailleurs leur principale occupation.

Ces noirs ont conservé des mœurs extrêmement primitives. C’est ainsi que lorsque un Vaboni veut se marier il ne doit pas aller timidement demander la main de sa future à sa famille, mais la conquérir par la force, la disputer, couteau à la main, à des concurrents. Et ce combat constitue une grande fête dans l’île.

Les Vabonis s’assemblent  sous la présidence du plus ancien membre de la tribu. La lutte entre les prétendants commence, en présence de la jeune fille, enjeu humain du combat singulier.

S’empoignant vigoureusement à bras le corps, les adversaires cherchent à s’étrangler, se tailladant le dos, les bras et les jambes à coups de couteau, jusqu’au moment où l’un d’eux, exténué par la lutte et la perte de sang, tombe sur le sol et s’avoue incapable de reprendre le combat.

La jeune Vaboni qui a assisté à ce combat sanglant, avec une parfaite indifférence, devient alors la récompense du vainqueur. Le mariage est célébré aussitôt.

Et il n’est pas rare de voir dans l’île de Monbassa des hommes d’un certain âge ayant le dos, les bras et les jambes recouverts de cicatrices. Ils ont voulu se marier et «  leur demande en mariage «   a laissé des traces ineffaçables sur leur corps.

 

Mardi 23 mai 1939 

banderoles,tubes

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