Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par harry-l-blackbird et elsapopin

 

Le Moujingue éreinté, traînait sa carcasse depuis plus d'une semaine, sur les sentiers escarpés de son Yémen natal. Les fluctuations vaporeuses de chaleurs, se mélangeaient aux nuages de poussière, que sa trace éphémère, laissait échappée à la suite sinueuse.
Il maudissait père et mère, depuis que hallstattienne, fraîchement affranchie et promise au mariage, lui avait assigné l'ingrate tâche, à exécuter sans délai, qui consistait de l'obliger, lui le sauveur de son âme et de son honneur, à se procurer les fameuses pilules de Guanaco, mise au point par l'éminentissime Docteur Zinzolin...
Cet impératif exprimé impérialement fort par hallstattienne devenait incontournable, à ses dires, pour que les festivités du mariage et surtout le point culminant de la noce, aboutisse à une nuit de l'union réussie, caractérisée de ce fait, par des envolées extatiques criantes de vérité.
Le grand Sandaraque, célébrissime vizir d'Aden l'avait pourtant entretenu secrètement de son sentiment, plus que suspicieux, envers les prétentions érotomaniaques, affichées impudiquement par ces géantissimes filles blond vénitien, originaire du Septentrion.
Leurs moeurs singulières n'étaient-elles pas preuves de quelques diableries magiques, pour qu'aussitôt l'amant ferré s'empresse de convenir a toutes folies de la belle ? Le moujingue, le coeur trop épris ne s'avisa nullement des sages conseils de ses maîtres.
Il préféra se laisser happer le corps, l'âme et l'eprit par la volupté des promesses enchanteresses des sens, émoustillés par les oeillades d'une gazelle capricieuse.
Le souvenir de cette méprise s'estompa de lui-même, lorsque son regard rageur rencontra les premiers contreforts des faubourgs de la ville.
Là ses salutations de courtoisie, étant étrangement suivies de rires sous le burnous.
Tout à la fois véxé et inquiet par ces réactions incongrues de la part de ses congénères, il ne s'attarda pas de trop en ces ruelles tortueuse de la basse ville, pour rejoindre au plus vite le centre ville, où se trouvais l'échoppe d'apothicaire de son cousin Ulluque.
A destination, le cousin toujours enclin aux salutations et aux embrassades enthousiastes, se contenta d'un bref touché de mains.
Le Moujingue, l'esprit exacerbé par tant de contrariétés, en accumulations diluviennes, ne se priva pas de lui en faire la remarque désobligeante.
la réponse d'Ulluque, pourtant de coutume circonstancier, lui révéla en un phrasé de praticien, que voici : " avec le ptôsis géant que ta face héberge, je préfère m'en tenir à distance ".
L'humeur belliqueuse du moujingue, laissa place à une explication des plus douteuse. Il s'écria : "
Pauvre de moi, les vespétos publiques, de nos jours, ne sont plus fréquentables, compte tenu de l'hygiène déplorable qui y règne...Une simple pose pipi ( fraîchement accomplie, à l'entrée de la ville ), vous prédestine aux attaques assassines des bactéries, les plus fallacieuses ".
Le cousin Ulluque , comprenant le désarroi du moujingue, le questionna sans plus attendre sur l'objet de sa visite.
Le moujingue le renseigna aussitôt sur le but de sa présence, sans omettre les plus cocasses détails.
Le cousin Ulluque, toujours enclin à la charité, pénétra dans son officine mystérieuse et sombre ripuaire, ( repaire prononcé à la yéménite ), pour en ressortir les bras chargé d'un carton empli de fioles suspectes.
Sur un ton solennel, il offrit gracieusement ( mariage oblige ), en ces termes, toute une série de contenants des plus étranges : " Mon cher Monjingue, je t'offre de tout coeur, une demi douzaine de boites de pilules de Guanaco, du célebrissime docteur Zinzolin et pour redonner tout l'éclat à ta noble figure, un litre de la fameuse
Globigérine, qui vient à bout de toutes manifestations cutanées indésirables...surtout ne t'avise pas d'en boire, tu risquerais la dissolution définitive ( rires gras ), mais fait en usage par les applications, en massages répétés et à l'endroit à traiter uniquement ( re-rires gras ). "
Le moujingue remercia majestueusement son hôte, après s'être pleinement restauré et les salutations d'usage, il quitta cousin Ulluque  et lui promit de lui rendre la pareille si l'occasion s'en présentée.
De retour à Aden, les festivités du mariages du Moujingue et de la grande Hallstatienne, battirent leur plénitude.
Les potions médicinales du cousin Ulluque firent merveilles, aussi bien sur la noble figure du moujingue que sur la libido débridée de l'Hallstatienne.
Les murs de la vile font encore échos, à qui sait tendre l'oreille, aux cris extatiques de la belle.

Pour le sens des mots en italique cherchez donc dans une des ces illustres encyclopédies françaises.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

ALBALADEJO Sabine 21/10/2009 20:32


Bonjour,

ce poême m'a fait sourire ...cela est une façon bien humoristique de décrire :  l'homme qui a vécu sans même se rendre compte que le temps passé...et c'est vu prendre par ce dernier contraint
à apprendre à jouer à un autre jeux celui qui ce jouera dans la mort et l'éternité ! voilà une douce consolation de croire que jouer ne s'arrette jamais..
Voici les premières pensées et sentiments que vos vers m'ont fait ressentir...merci .

J'aimerai participer à des ateliers d'écriture en fin de journée, je travaille à st étienne et suis domiciliée à Pralong (près de Montbrison) connaissez vous des lieux qui organise ce genre
d'ateliers d'écriture pour adulte?

Merci d'avance .....Sabien albaladejo


harry-l-blackbird et elsapopin 22/10/2009 11:52


cher sabine
, merci pour votre pensée bien sympathique, je ferai part de vos impressions à Hacene ... D'ailleurs vous pouvez le rencontrer lui et toute l'équipe de l'Atelier d'Ecriture d'Henry Merle le
deuxieme lundi de chaque mois au Café associatif du Remue-Méninge rue Désiré claude ( a hauteur de tréfilerie ) à 18h30.
Cet atelier est gratuit , il faut néanmoins s'aquitter de deux euros auprés du Remue meninge, car ce café étant associatif ses employés ne sont pas rémunérés et pour faire vivre le Remue méninge
qui lui propose aussi d'autres ateliers d'écriture notamment le jeudi ainsi que des rencontres litteraires concerts et autres chaque personne devient membre du café. Je vous laisse les coordonnées
d'henry Merle si vous souhaitez plus de renseignements sur son atelier d'écriture ( pour les autres ateliers il suffit de telephoner ou passer au Remue Méninge ) .
Encore merci pour votre petit mot et sincérement vous avez raison les ateliers d'écriture faut y participer c'est convivial, sympathique et ça  permet "d'oser" enfin liberer son écriture sans
peur du regard des autres. Voila si d'aventure vous nous regoignez alors qui sait le prochain texte publié dans le blog sera le votre ... Cordialement elsapopin le tel d'Henry Merle :0618128674