Hisoire de Sado Maso
Maso et
Sado
De l'air de s'en foutre
Sont sur un radeau, Il passe donc outre
Devinez comment Quand, le lendemain,
Maso tombe à l'eau : Il voit sur les eaux
Par l'autre salaud Sado et Maso
Poussé violemment. En venir aux mains.
Un vague badaud, Mais soudain, le vent,
Qui voit de Sado Sans doute trouvant
Le geste méchant Qu'en la circonstance
Pour sauver des eaux Il serait plus drôle
Le pauvre Maso D'inverser les rôles,
Plonge sur-le-champ. Entre dans la danse.
Indigné, Sado D'un souffle il bouscule
Contre le badaud Maso qui recule,
Peste abondamment Heurtant son compère,
Tandis que Maso Lequel aussitôt
Au pied d'un roseau Tombe du bateau
Va se ranimant. Et dans l'eau se perd
Bientôt furibond, Maso, c'est ingrat
Notre moribond Chez le magistrat
Lui aussi proclame Dénonce presto
Le droit des Maso Dans cette aventure
A tomber dans l'eau La désinvolture
Sans que l'on s'alarme. Du pauvre badaud
Le badaud, penaud, Qui, tout étonné,
Reprend son canot, Se voit condamné
S'éloigne en songeant Pour une farce dont,
Que la prochaine fois A la réflexion,
Il laissera, ma foi, Il a l'impression
Se noyer les gens. D'être le dindon.
-------------------------------------------
Emmeline ou le don de soi
Elle se prénommait Emmeline, " Savez-vous , foi de missionnaire,
Vivait chez Monsieur le baron Que je puis dans ma position
Quoiqu'elle passât pour orpheline, Vous ouvrir sans préliminaires
Les mauvaises langues vous diront A d'étonnantes dévotions ? "
Que s'il la traitait comme sa fille Annonça-t-il d'un ton joyeux
C'était non sans quelque raison : Car il les aimait ingénues
Les soubrettes sont si gentilles Puis, d'un élan pas vraiment pieux,
Et les barons si polissons. La porta au plus haut des nues.
Rassurez-vous : sous les lambris Comme son visage était radieux
De sa noble et vaste demeure Quand elle recouvra ses esprits,
Emmeline était à l'abri Chantant " Plus prés de toi mon Dieu!",
De ces malveillantes rumeurs, Preuve qu'elle n'avait pas tout compris.
D'autant qu'elle avait sur le corps Devant tant de ferveur intacte,
Des connaissances erronées Le Père eut un sourire abscons
Et à trente ans croyait encore Et dit : " J'espère que ce contact
Au petit Jésus spontané. Aura pour vous été fécond ! "
Il est vrai que son confesseur De fait, passé quelques semaines,
Veillait au choix de ses lectures, Au manoir elle fit sensation
" Pour guider la main de ma soeur En arborant un abdomen
Rien ne vaut la cléricature ", De Vierge après l' Annonciation.
Raillait, sacrilège ironie " Nom de Dieu ! ", rugit la baronne
Mais il faut bien se divertir, En bottant le cul du baron,
L'héritier de la baronnie " Est-ce vous qui à la luronne
Qui ne croyait pas si bien dire. Avez donné ventre si rond ? "
Il y eut ce moment crucial C'est là qu'intervint d'Emmeline
Où elle apprit incidemment L'ange gardien, témoin forcé,
Par la gazette paroissiale Narrant de sa voix cristalline
Des Zoulous le sort alarmant Comment la chose s'était passée,
Où, bien au frais dans son manoir, Du reste point trop attristé,
Elle lut avec stupéfaction Estimant que sa protégée
Que ces pauvres gens, déjà noirs Eût aussi bien pu contracter
Souffraient en plus d'inanition. Le mal typique du bas clergé.
Elle fit, tant la turlupinaient Le petit rejeton tout neuf,
Ces troublantes révélations, Lui, n'eut pas l'occasion de voir
Appeler dés potron-minet Plus loin que le bout de son oeuf,
Pour plus amples explications De son destin il faut savoir
Quelque Père tout de blanc vêtu : Subir les aléas car, si
Il sentait bon, ce vieux coquin, De certaines voies ici-bas
Le sable chaud et , impromptu, Sont pénétrables à merci,
L'entraîna sous un baldaquin Celles du Seigneur ne le sont pas.
Emmeline dut en tout cas,
Suite à cette mésaventure,
Pour se garder de tout tracas
Lors de ses extases futures,
Chaque jour absorber, docile,
Une pilule, et de songer
A quel point, depuis le concile,
La liturgie avait changé.
Sont sur un radeau, Il passe donc outre
Devinez comment Quand, le lendemain,
Maso tombe à l'eau : Il voit sur les eaux
Par l'autre salaud Sado et Maso
Poussé violemment. En venir aux mains.
Un vague badaud, Mais soudain, le vent,
Qui voit de Sado Sans doute trouvant
Le geste méchant Qu'en la circonstance
Pour sauver des eaux Il serait plus drôle
Le pauvre Maso D'inverser les rôles,
Plonge sur-le-champ. Entre dans la danse.
Indigné, Sado D'un souffle il bouscule
Contre le badaud Maso qui recule,
Peste abondamment Heurtant son compère,
Tandis que Maso Lequel aussitôt
Au pied d'un roseau Tombe du bateau
Va se ranimant. Et dans l'eau se perd
Bientôt furibond, Maso, c'est ingrat
Notre moribond Chez le magistrat
Lui aussi proclame Dénonce presto
Le droit des Maso Dans cette aventure
A tomber dans l'eau La désinvolture
Sans que l'on s'alarme. Du pauvre badaud
Le badaud, penaud, Qui, tout étonné,
Reprend son canot, Se voit condamné
S'éloigne en songeant Pour une farce dont,
Que la prochaine fois A la réflexion,
Il laissera, ma foi, Il a l'impression
Se noyer les gens. D'être le dindon.
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Emmeline ou le don de soi
Elle se prénommait Emmeline, " Savez-vous , foi de missionnaire,
Vivait chez Monsieur le baron Que je puis dans ma position
Quoiqu'elle passât pour orpheline, Vous ouvrir sans préliminaires
Les mauvaises langues vous diront A d'étonnantes dévotions ? "
Que s'il la traitait comme sa fille Annonça-t-il d'un ton joyeux
C'était non sans quelque raison : Car il les aimait ingénues
Les soubrettes sont si gentilles Puis, d'un élan pas vraiment pieux,
Et les barons si polissons. La porta au plus haut des nues.
Rassurez-vous : sous les lambris Comme son visage était radieux
De sa noble et vaste demeure Quand elle recouvra ses esprits,
Emmeline était à l'abri Chantant " Plus prés de toi mon Dieu!",
De ces malveillantes rumeurs, Preuve qu'elle n'avait pas tout compris.
D'autant qu'elle avait sur le corps Devant tant de ferveur intacte,
Des connaissances erronées Le Père eut un sourire abscons
Et à trente ans croyait encore Et dit : " J'espère que ce contact
Au petit Jésus spontané. Aura pour vous été fécond ! "
Il est vrai que son confesseur De fait, passé quelques semaines,
Veillait au choix de ses lectures, Au manoir elle fit sensation
" Pour guider la main de ma soeur En arborant un abdomen
Rien ne vaut la cléricature ", De Vierge après l' Annonciation.
Raillait, sacrilège ironie " Nom de Dieu ! ", rugit la baronne
Mais il faut bien se divertir, En bottant le cul du baron,
L'héritier de la baronnie " Est-ce vous qui à la luronne
Qui ne croyait pas si bien dire. Avez donné ventre si rond ? "
Il y eut ce moment crucial C'est là qu'intervint d'Emmeline
Où elle apprit incidemment L'ange gardien, témoin forcé,
Par la gazette paroissiale Narrant de sa voix cristalline
Des Zoulous le sort alarmant Comment la chose s'était passée,
Où, bien au frais dans son manoir, Du reste point trop attristé,
Elle lut avec stupéfaction Estimant que sa protégée
Que ces pauvres gens, déjà noirs Eût aussi bien pu contracter
Souffraient en plus d'inanition. Le mal typique du bas clergé.
Elle fit, tant la turlupinaient Le petit rejeton tout neuf,
Ces troublantes révélations, Lui, n'eut pas l'occasion de voir
Appeler dés potron-minet Plus loin que le bout de son oeuf,
Pour plus amples explications De son destin il faut savoir
Quelque Père tout de blanc vêtu : Subir les aléas car, si
Il sentait bon, ce vieux coquin, De certaines voies ici-bas
Le sable chaud et , impromptu, Sont pénétrables à merci,
L'entraîna sous un baldaquin Celles du Seigneur ne le sont pas.
Emmeline dut en tout cas,
Suite à cette mésaventure,
Pour se garder de tout tracas
Lors de ses extases futures,
Chaque jour absorber, docile,
Une pilule, et de songer
A quel point, depuis le concile,
La liturgie avait changé.
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