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Publié par harry-l-blackbird

Tissez, tissez, tissez encore, vaillants tisserands des boutiques
Votre dos est meurtri, eh bien, tissez quand même !
Quand vous saurez pourquoi,
Vous ne sentirez plus
Ni vos mains douloureuses frottant sur le rouleau,
Ni vos pieds froids et nus actionnant le métier.
Ils ne sont pas plus nus
Que les pieds de l'enfant qu'on vient d'abandonner,
Qu'une mère a cueilli sur le pas de sa porte.
On a dû vous l'apprendre puisque vous souriez,
Puisque vous fredonnez malgré votre fatigue,
Puisque le métir chante sous vos gestes rapides,
Puisqu'en fin vous tissez...
Pas une toile de fil commandée par les riches,
Mais rien que l'étoupe,
Une toile pauvre, Pour qu'il est chaud au ventre, Cette nuit, Dans un lit...
Alors... Tissez toujours, tisserands des boutiques...
Même le dos meurtri... Mais oui... Tissez quand même.

Poésie en stéphanie - 2006

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Les uns étaient Saliens,les autres Ripuaires ;
Mais tous s'appelaient Francs, des gens peu ordinaires.
Le plus connu d'entre eux, comme pris de boisson,
Fendit un crâne en deux, pour un vase, à Soissons

Chacun vit bien dès lors qu'il se mit à crâner.
Il honorait Clothilde, au point d'être vanné,
Quoique, allez-vous penser, couronne héréditaire,
Exigez des rapports plus vifs que délétères.

Ripuaire ou Salien, il ne fit qu'un peuple franc,
Mais fallait-il enfin, dans un suprême élan,
Que la tribu engendre la loi salique
Qu'on pourrait aussi bien intituler sadique ?...

Un sein demi-coupé, qu'on sent pendigoler,
Pareil pour unpennis, qui vient à flageoler...
Et l'amende prévue était à moitié réduite...
Pourtant la libido semblait presque détruite.

Atelier d'écriture - 2009
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