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Publié par elsapopin

11
Soudain,
Le souffle d'un nom
Venu de loin, venu d’ailleurs
Pas de soi, non, c’est certain
D’une terre insoupçonnée plutôt
Lointaine et vaste, une mémoire d’horizon,
Une jachère silencieuse et tranquille
Une vie de graine,
Mais pas venue de soi, non
Dans le silence,
La prescience de sa traversée jusqu’à soi,
Sa présence d’aube
Cette chose possible d’une vie autre
En soi,
Et portant nom.
Sa présence encore quand elle a disparu
Et maintenant
Son aura de graine et d'ancre
De l’infini, de la chair, l’accueil
Comme
C’est, dans tout l’être, porter
Sa vie nouvelle d’un mot venu de loin

12
La beauté des enfants oubliés par la grâce
Et qu’ils te réinventent tout ça
La source aveugle qui abonde
Une danse possible
Dans le mouvement
Les courants, leur élan
Le mystère
Tous venus de loin
à la confluence de l’instant et de l’incarnation
Toi, là, immobilisée, en plein dans ce silence -d’éternité- ?
Celui qui ouvre fort, et enveloppe
Lui, elle, on peut toujours les rêver
Mais le silence d’acier
Qui dit l’abandon
Qui n’est jamais exil
Quand il dit l’unisson
Et, des mots, ourle l’écoute,
Et de l’écoute, ouvre un passage
Oui, là en plein,
Que pourras-tu ?
Que pourras-tu
Que tu ignores encore ?

13
Beauté
Beauté des enfants oubliés par la grâce
Comme si comme nous, elle ne pouvait
Qu’engendrer
Son contraire
Sa propre guerre du dedans,
Dedans - dehors
Parce que les fils sont meute
Et leurs gueules écumées d’amour de perte
Se souviennent de la laideur qui pleure
Et empoigne
Crocs rivés aux mêmes rêves, bouches goulues de mamelles,
La même source-vie, le jaillissement
Et puis l’incarnation, renouvelée, et puis
L’Appel toujours,
Dans l’opacité

Des chairs généreuses

De la Terre-Mère
Sur la grève,
L’horizon est rejoint,
Et rivé, l’éperdu
Tu aimes à perte
Et à perte de vue
Amour ne déserte
Tu le pressens
Tandis que souffle soulage chair,
L’éparpille en autre lumière
L’escorte vers l’invisible
L’éperdu l’horizon se relient
Toi
Revenue d’abandon
Et étonnée, rivée encore, tu pourrais sourire,
Au grand mouvement
Au grand ancêtre temps,
Et tu souris
Ils t’enveloppent
Et te voient et te savent
Parce que les fils sont meute
Et leurs gueules ensanglantées de perte
Ecumées d’amour
Se souviennent de la laideur qui pleure et empoigne
Et hurler, c’est comme l’amour
Et que de la splendeur,
C’est la même lumière

14
Ton corps à corps déserté
À tout quitter, toujours ouvert
Tout sentir, tout regretter,
A tout écouter, tout ouvert grand
C’est à tout vent, toute marée
Comme s’ils pouvaient t’aider
T’entendre, te panser
Parce que ça continue
Ta face au ciel,
Ses traces,
Guerre du dedans
Guerre du dehors
Sa terre, sa frontière
Son très mystérieux sang
Oui, remettre la blessure
Aux vents et aux marées
Au sable et au ciel                     
Le vent souffle sur nos fatigues
                                                     Elles deviennent un peu du chant des airs

Avec eux, ça ira
Avec eux, tu as place
Tu fais partie du tout
Avec eux, pourras-tu

Ce que tu ignores encore ?

 

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