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Hors des mots, la vie n’avait pas de saveur, alors j’ai mis mon souffle entre les lignes et je me suis engagée à revenir le chercher en période insipide.

Le temps avait effacé ce contrat de ma mémoire et, naïvement, lorsque je me suis remise à écrire je crus répondre à une passion subite. Je prenais le stylo comme j’aurais pris mon pinceau et l’encre a filé comme auraient pu se réduire mes bâtons de pastel.

Nous programmons nos vies par des paroles envoûtantes et rien ne peut nous délier de nos propres malédictions. Nos sentiments travestissent sous des intentions nobles nos actions, et de sorte falsifient notre réalité. Pris à notre propre piège, nous croyons aller de l’avant alors que nous nous contentons de reproduire d’anciens schémas.

Vues le nombre de lettres retrouvées dans le grenier chez mon père, je réalise quel terrible bourreau je fus. Je suis parvenue à extraire tant de mots chez mes victimes, mes amis.
Avec le recul, je leur présente toutes mes excuses.

Au grenier de mon être il convient d’allumer un grand feu afin que se consument ces attachements anciens.
Ce ne sont que des riens voués à devenir escarbilles en ciel incertain, même s’ils ont volé des heures à quelques vies précieuses.

La terre est un haut fourneau où se consument les passions… jusqu’à plus feu !


 

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