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La Vieille Dame et son Chien.

Une vieille femme vivait toute seule dans une grande maison en pleine campagne. La sombre forêt qui entourait sa demeure rendait l’endroit silencieux et paisible. Un peu trop paisible pour cette femme qui, souhaitant se rassurer et avoir de la compagnie, avait récemment adopté un chien, qui devint très vite un compagnon affectueux et fidèle.

C’était la nuit qu’elle redoutait le plus : l’inquiétant moment de son coucher et de celui du soleil était le pire de sa journée. Quand le voile étoilé recouvrait le ciel juste après son dîner, la vieille dame se rendait craintive dans sa chambre, et se réveillait toutes les heures. Elle avait cependant trouvé une parade tranquillisante à cette peur irraisonnée : avant de s’endormir ou de se rendormir, elle laissait glisser sa main le long du matelas pour permettre à son chien, couché à ses côtés, de la lui lécher, prouvant ainsi sa présence et assurant la sécurité de sa maîtresse.

Une nuit, alors qu’elle s’apprêtait à aller se coucher, elle ressentit une présence inhabituelle. Ayant pour coutume de se faire des frayeurs, elle essaya de ne pas en tenir compte et s’allongea dans son lit, tendant la main pour sentir la langue du chien sur ses doigts. Rassurée du geste d’affection de son animal, elle ferma les yeux et s’endormit. Mais un petit bruit régulier vint interrompre son sommeil. Elle crut reconnaître le son de gouttes d’eau qui tombent dans la baignoire. Elle se leva et alla couper le robinet de la salle de bain. Une fois l’eau économisée, elle entendit un bruit suspect et jeta un œil dans sa chambre. Personne. Juste le bruit, léger et apaisant, de son chien qui dormait. Hésitante, elle se recoucha et tendit de nouveau ses doigts à l’intention de son animal. Mais le bruit des gouttes d’eau perturba de nouveau son sommeil, et elle alla une deuxième fois couper le robinet avant de se glisser sous les draps, rassurée par la chaleur de la langue du chien.

Une troisième fois, elle se réveilla. Le robinet gouttait, encore. Se disant qu’il allait falloir appeler un plombier sous peu, elle mit ses pantoufles et se dirigea, épuisée, vers la salle de bain. Machinalement, elle étendit son bras vers le robinet. Mais il était fermé. C’est alors qu’elle aperçut de quelle couleur était le fond de sa baignoire : rouge sang. En relevant la tête, elle découvrit le corps de son chien, pendu et éventré, dont le sang gouttait doucement sur le marbre.

D’un geste, alors que son cœur s’emballait, elle se retourna et son regard fut attiré par le miroir au dessus du lavabo. Quelqu’un y avait marqué « Il n’y a pas que les chiens qui peuvent vous lécher la main » en lettres de sang.

"La baby-sitter "
Windermere, Royaume-Uni, 1982 : Helen  16 ans doit ce soir-là garder les 3 enfants d'un jeune couple, absent pour la soirée. Quand elle arrive, ils l'informent que les enfants sont déjà couchés et qu'ils ne rentreront pas tard.

les parents partis, Helen s'installe dans le canapé de la grande demeure et ouvre un livre... Soudain la sonnerie du téléphone retentit et réveille la jeune fille qui s'est assoupie, elle se lève, décroche le téléphone :

- Allo, allo...allo qui est à l'appareil ?...

Mais personne ne parle à l'autre bout de la ligne et Helen raccroche et décide de regarder la télé pour être sûre de ne pas s'endormir à nouveau. Quelques minutes passent et  le téléphone sonne de nouveau..

- Allo, qui est à l'appareil, demande légèrement inquiète la jeune fille.

Cette fois une voix glaçante lui répond :

" Es-tu allée voir les enfants ? " puis raccroche.

Pensant qu'il s'agit du père qui l'appelle pour savoir si tout se passe bien, elle se dit qu'il a été coupé et qu'il va rappeler. En effet, quelques minutes après la sonnerie retentit  à nouveau :

- Es-tu allée voir les enfants ?, " répète la voix.

- Monsieur Stuart ?" demande-t-elle, inquiète, mais personne ne répond et l'appel se termine.

Elle décide d'appeler le restaurant où dînent ses employeurs, là on l'informe qu'ils en sont partis depuis une dizaine de minutes. Cependant, inquiète, elle contacte la  police et leur explique le souci. Les policiers la rassurent et  lui affirment que les canulars téléphoniques sont courants et qu'il n'y a sans doute aucun danger. A peine a-t-elle raccroché que de nouveau le téléphone sonne :

-"Pourquoi n'es-tu pas allée voir les enfants ?" demande une voix glaciale.

Effrayée, elle contacte de nouveau la police, leur assurant que cet inconnu est là, tout près, qu'elle le sent. L'agent à l'autre bout de la ligne devant sa panique décide de prendre son numéro et la rassure :

- "La prochaine fois qu'il vous appelle, nous tracerons l'origine du coup de fil, d'accord Helen ? Restez calme surtout."

Helen éteint le salon et s'enferme dans la cuisine, le téléphone près d'elle. Il sonne et cette fois elle décroche tout de suite - "Qu'est-ce que vous me voulez à la fin ?"
- "Pourquoi as-tu éteint les lumières ?"
- "Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ?"
- "Je te vois tu sais."
- "Ok, très bien, vous m'avez fait peur, c'est réussi. Vous êtes content, c'est que vous vouliez ?"
- "Non. Ce que je veux, c'est me baigner dans ton sang."

Helen raccroche effrayée, elle vérifie portes et fenêtres et éteint la lumière du salon où seule désormais la télé éclaire la pièce... la sonnerie retentit de nouveau.

-"LAISSEZ-MOI tranquille " hurle-t-elle dans le combiné.
- "Helen, c'est la police,  nous avons tracé l'appel, il faut sortir tout de suite. L'appel vient d'une des pièces de la maison. Sortez immédiatement !"

La jeune fille se rue vers la porte, et commence à la déverrouiller en tremblant,  paniquée elle fait tomber la clé, la ramasse, puis se relève. Elle entend un bruit dans son dos et se retournant voit alors une porte s'ouvrir en haut des escaliers. Un halo de lumière sort de la chambre des enfants et elle distingue très nettement la silhouette d'un homme debout, tourné vers elle.

Elle parvient finalement à ouvrir la porte et se jette dehors, tombant nez à nez avec plusieurs policiers sur le pas de la porte arme à la main. Immédiatement prise en charge par les secours, elle a juste le temps de se retourner et d'apercevoir le tueur, menotté par les policiers. L'homme est recouvert de sang. Celui des 3 enfants de la famille Stuart qu'il vient d'assassiner.

La Poupée.

Une jeune maman vivant avec sa petite fille de 8 ans passa un beau jour devant une boutique de vieux jouets. Attirée par la devanture originale, se sentant nostalgique, elle poussa la porte en bois et fit tinter les clochettes de l’entrée. Un vieil homme à l’air aigri l’observait. Elle se promena dans les allées où étaient entassés des chevaux de bois, des trains miniatures et toutes sortes de gadgets adorés par les enfants. Derrière le comptoir, une boîte de verre l’intrigua soudain. Dedans était maintenue une poupée de collection, dans sa robe bleu nuit et son petit gilet de dentelle. L’objet semblait ancien et cher. Elle questionna le vieil homme derrière la caisse sur son prix. Avec un faible sourire hésitant, il lui annonça une offre tout à fait correcte qu’elle accepta, heureuse d’avoir fait une si bonne affaire, et certaine de faire plaisir à sa fille. Au moment où elle allait franchir la porte en bois pour sortir, le vieil homme déclara : « Surtout, ne la sortez pas de sa boîte le soir ».

Ces paroles avaient inquiété la jeune femme qui décida que le vendeur devait être un peu sénile, et qu’elle n’allait pas gâcher la joie de son enfant en lui donnant ces instructions ridicules. En rentrant chez elle, elle tendit la boîte à la fillette, qui fut heureuse de recevoir cette surprise. Cependant, les paroles du vieillard retentissaient dans la tête de la maman, et, par précaution (elle était une femme très superstitieuse) elle indiqua à sa fille de ranger sa poupée dans la boîte chaque soir et de la laisser en bas de l’escalier. Cette dernière acquiesça et partit jouer avec.

Le soir, la petite suivit les instructions de sa mère au sujet de sa poupée, et alla se coucher. Dans la nuit, elle fut réveillée. Quelqu’un parlait. Tendant l’oreille, elle se pencha vers la porte de sa chambre pour identifier la voix qu’elle entendait. C’était une petite voix cinglante, qui chuchotait presque. En se concentrant un peu plus, elle arriva à discerner les paroles prononcées…

« Je suis à la première marche. Je suis à la deuxième marche. Je suis à la troisième marche. »

Apeurée, elle eut – comme tous les enfants de son âge – le réflexe de courir dans la chambre de sa mère, qui l’invita à dormir avec elle mais qui précisa que c’était la dernière fois, la fillette étant sujette à de nombreuses frayeurs nocturnes. Elle la rassura en lui disant que la voix n’était que dans sa tête, puis elles se rendormirent ensemble.

Le lendemain soir, à la même heure, son sommeil fut de nouveau perturbé par la même petite voix cinglante.

« Je suis à la quatrième marche. Je suis à la cinquième marche. Je suis à la sixième marche. »

Se cachant sous les draps de ses mains tremblantes, elle eut du mal à se rendormir.

Le soir suivant, ce fut la même rengaine.

« Je suis à la septième marche. Je suis à la huitième marche. Je suis à la neuvième marche. »

Persuadée que cette voix fluette était celle de sa nouvelle poupée, elle vérifia le lendemain où son jouet se trouvait. Elle en parla à sa mère, qui lui expliqua en soupirant que non, une poupée ne pouvait pas parler, et qu’en plus elle se trouvait là où elle l’avait rangée la veille : dans sa boîte, en bas de l‘escalier.

Le soir d’après, le phénomène se répéta.

« Je suis à la dixième marche. Je suis sur le palier. »

La fillette retint son souffle.

« Je suis devant ta porte ».

La fillette tira son drap sur ses yeux.

« Je suis en bas de ton lit. »

La fillette sentit ses membres se raidir et son cœur battre la chamade.

« Je suis tout près de toi. »

Le drap s’envola et la poupée était là sur le matelas, avec un grand couteau.

 

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