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La rivière coule et je me meurs
Je prends place dans les profondeurs
Inondées par ce sang qui est le mien
Affluant, gorgeant le chemin.
J’ignore si je me dirige vers la délivrance
Ou si plutôt je plonge dans la démence.
Finalement tout cela n’a plus d’importance
Je pressens déjà la rupture de tous mes sens.
Mon corps froid comme la pierre
Vient à heurter la terre,
Mon âme lentement prend son envol
Scintillant comme une auréole.
Elle me survole délicatement,
Contemple d’en haut ce cadavre
Qui autrefois fut son havre.
On devine son esclaffement !
Mon corps inerte fait s’éveiller
En elle un sentiment insoupçonné :
Elle se sent tout à coup libérée.
De ce fardeau qu’elle a porté
En lequel elle fut malgré elle emprisonnée
Enfin elle parvint à se dégager. 

A présent sa vie commence
Elle ne connaîtra plus l’errance.
Elle sera libre comme l’est la brise
Sur elle nul n’aura plus d’emprise.
Vogue maintenant belle âme
Et ton long voyage entame.
Le plus beau des cadeaux je t’ai fait
En te rendant ta liberté.
Mon corps j’ai mutilé,
Mon sang j’ai fait couler,
Ma vie je t’ai donnée,
Pour qu’à présent tu puisses voler.
Ce cadavre n’est pas le tien
Bientôt il n’en restera rien.
Les vers viendront le dévorer
Et la nature le putréfier.

 

 

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