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Quand vos mains seront devenues des feuilles 
Et m'envelopperont de toute leur  tendresse,

L'automne ne sera plus  pour du beurre. La rosée
Nous chatouillera, farceuse, dans nos sabots glacés 
 Et nous rirons de frotter nos peaux l'une à l'autre

Dans le flamboiement des feuilles craquantes, 
Le gel  allumera chaque recoin de sa lumière et
Nos rires seront fous d'avoir trop goûté le cidre doux 

Montera alors le riche parfum  de foin piétiné,
 De lait et de bouse chaude dans les étables closes 
 Toujours nous rirons, nos mufles barbouillés de lait

Notre sang aura l'odeur du fer et vos cheveux
De plume redeviendront  des lilas de feu
Sous mes doigts, au soleil diamant du solstice 
Je rirai de voir votre tête nichée entre mes seins

Feuilles brunes vous n'êtes plus que terre
Lourde, labourée à pleines paumes 
Dans les champs fraîchement fumés.
Vous riez et fuyez sur la ligne d'horizon
 
A la viridité, la vive lumière renaît . 
A pleines paumes, vos mains chaudes 
Me malaxent et me sculptent un corps d'argile
J'en ris si fort  à pleine bouche ouverte

Alors, seulement, je te tutoierai d'amour 
Je te baiserai en vrai dans tous tes sillons, 
Ami  qui file tout seul au vent salé de la mer 
Et j'entendrai ton rire que je ne connais pas 

John Forna

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