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Une jeune pescheuse, avec la ligne en main,
Sur le bord d’un étang parut avant l’aurore ;
L’étang de poissons estoit plein.
L’avidité qui la dévore
Fait qu’à peine à l’appât un poisson mord encore,
Qu’elle détourne et la ligne et la main
Pour un autre poisson qu’elle quitte soudain.
Le soir venu, cette pescheuse enfin,
Ne prit rien pour vouloir trop prendre.
Belles qui ménagez tant d’amours à-la-fois,
Quand vous multipliez chaque instant votre choix,
A pareil sort vous devez vous attendre.

Note :

Cette fable est extraite d’un ouvrage intitulé: Porte-Feuille de M.me ***, Paris, chez Balland , 1715 . Quoiqu’il n’y ait point de, nom d’auteur, on sait que cet ouvrage est, de Mme De Simiane. ( Almanach des fabulistes, par Louis-Alexandre Duwicquet, 1815-1816)

 

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