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Le brouillard de novembre

Collé à notre cheminée,

Agrippé aux tuiles neuves,

Abrutit l'herbe molle du jardin

Et les arbres d'alentour

Dans le silence feutré

Des horloges de campagne.

 

Une forme blanche effleure

La gamelle des chiens.

Toute griffe dehors

Le chat traîne son ennui

Dans la cour carrée

Ses pupilles en forme

D'étoiles brisées.

 

J'ai couru contre le vent,

Ballottée comme une brindille.

l'automne d'ici pleurait

A mon cou

Et gémissait sur mes talons.

J'ai couru dans le vent

Assaillie de mille peines,

Le corps en écharpe

 

Et l'oeil ouvert sur mes doutes,

Entre les pointillés,

J'ai gagné du temps sur le temps,

Le chien aboyait sporadiquement,

Les chats passaient en gémissant.

J'ai couru sans te le dire

Et sans le souffle d'avant !

 

Les graviers sous mes pas

Volaient en éclats

Brisant ici et là tous les mots

Qui ne s'évaporaient pas.

J'ai accusé la pluie ombrée

De demi-saison,

En plein désarroi.

 

Pour moi, le chat n'existait pas.

Ni les tuiles du toit

Et encore moins le bonheur

Qu'on construit pierre après pierre

Chez soi.

 

 

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