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L’automne est là, un peu triste et froid, mais beau aussi, plein de fruits et de couleurs… Nous pourrions nous promener, par champs et bois…Oui mais voilà : en automne, dans notre pays, le moindre promeneur risque toujours de tomber sur des chasseurs. Ah bah ! me direz-vous, mieux vaut tomber sur des chasseurs que sous leurs tirs… C’est vrai, c’est vrai. C’est bien vrai. Il y a bien moins d’humains qui meurent ainsi que d’animaux sauvages ou lâchés après élevage. N’empêche qu’on ne risquerait pas de tomber sous leurs tirs s’ils se promenaient dans les bois avec seulement des appareils photos. Ou juste avec leurs yeux, pour voir comme c’est beau, et leur nez, pour sentir comme ça sent bon, et leurs oreilles, pour entendre tous les bruits de la forêt : le ploc des glands tombant du chêne, les musiques du vent dans les branches, les appels des oiseaux... En tout cas, saison froide plus forêt plus animal plus article récent sur le cochon, plus mon envoi récent d’une recette de pâté végétal, ça m’a fait penser au

Sanglier.

Premier fragment.

Toujours fort occupée, sur le net j’ai cherché
Pour faire court, et pour vous, un poème tout prêt
qui parlerait
des sangliers.
Point n’en trouvai.
Point… c’est exagéré.
Mais bien peu.
Et ils rendaient souvent l’animal bien hideux,
Ou méchant, sale, ou bête…
Je ne trouve pas cela honnête
Au vu de ce que nous savons aujourd’hui.
Je me suis dit : arrête !
Tu ne peux recopier ici ces textes injustes
Qui font fi du réel et qui le tarabustent.
Alors tant pis !
Ici, pour lui,
C’est moi qui vais écrire quelque chose de vrai
Sur cette bête brune qui vit dans les forêts…
Un petit poème ou une courte prose
Pour une noble cause.
Petit ! ai-je écrit,
Courte ! ai-je dit…
Car le temps va et file.
Ou bien alors, de semaine en semaine
Vous faudra-il attendre de retrouver ce fil.
Je souhaite qu’il vous amène
Peu à peu à voir en cet animal
Autre chose que le mal.
Que vous le voyiez comme il est : sombre et beau,
Et qu’un instant,
Esprit et empathie aidant,
Vous sachiez même vous glisser dans sa peau…

Sarah PIERRE-LOUIS.

Les liens ne sont pas très pratiques
quand leur ouverture n’est pas automatique.
C’est pourquoi je vais ici ajouter
de brefs copiés – collés
comme documentation,
la forme poétique
risquant de rendre hermétique
la moindre explication.

Wikipédia, au mot sanglier : «Le Sanglier d'Europe ou Sanglier d'Eurasie, ou plus simplement Sanglier (Sus scrofa), est une espèce de mammifères omnivores, forestiers, de la famille des Suidés. Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une “espèce-ingénieur’’ / et est / capable de développer des stratégies d'adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.
Le Porc (ou cochon) est une sous-espèce domestique du sanglier. /…/ »

Wikipédia, au mot espèce-ingénieur : « Dans le domaine de l’écologie et plus précisément des interactions biologiques et interactions durables, on parle d' ‘’espèce-ingénieur’’ pour décrire les espèces qui par leurs seules présence et activité modifient significativement à fortement leur environnement (souvent sans directement agir sur un autre organisme). Les termes « organisme ingénieur » et « ingénieur d'écosystème » sont des synonymes. 
Cette transformation se fait en leur faveur et souvent en faveur d'autres espèces (on parle alors aussi d'espèces facilitatrices). /…/ »

Ah ben alors, du coup, si nous en sommes une, d’espèce-ingénieur, nous autres humains, elle est particulière. On ne peut pas dire que nous ne soyons pas ingénieux, pourtant. Mais alors que nous entamons bien la sixième extinction, bien plus rapide et brutale que les cinq précédentes, et cette fois causée par notre unique espèce, il paraît difficile de soutenir que les transformations que nous induisons se font en faveur d'autres espèces. Déjà qu’en faveur de la nôtre… c’est limite. Des fois je me demande.
Zut.
Wikipédia, au mot domestication : « La domestication d'une espèce, animale ou végétale, est l'acquisition, la perte ou le développement de caractères morphologiques, physiologiques ou comportementaux nouveaux et héréditaires, résultant d’une interaction prolongée, d'un contrôle voire d'une sélection délibérée de la part des communautés humaines. Elle se traduit par une modification plus ou moins profonde du patrimoine génétique de l'espèce, voire la formation d'une espèce génétiquement disjointe (non interféconde avec l'espèce originelle). /…/  »

 

 

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