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Publié par elsapopin

Évelyne GALLET :La fille de l'air

Je ne sais pas (Reno Bistan)

La fille de l'air (Stéphane Balmino/Frédéric Bobin)

Fais-moi risette (Matthieu Côte/Évelyne Gallet)

Poupée (Lucarne)

La rumeur (Max Lavegie)

Sœurs jumeaux (Stéphane Balmino) : duo avec Émilie Teillaud

De fil en aiguille (Stéphane Balmino/Cédric Laronche)

Je ne te vois plus (Dimoné)

Va (Matthieu Côte)

La pluie (Patrick Font/Marie Drouet)

Cocotte (Patrick Font/Stéphane Balmino) : duo avec Mina

Le géant (Thibaud Defever)

On s'emb(a)rasse (Martin Luminet) : duo avec Dimoné

Ouvert les yeux (Clément Bertrand/Évelyne Gallet)

Suppliez-moi (Jeanne Garraud)

Un nouvel opus d'Évelyne Gallet, c'est toujours un heureux événement. En comptant son album live, c'est là son cinquième où l'on retrouve avec délice cette voix limpide et harmonieuse qui sait aussi se faire coquine, pas tellement sur ce CD-ci mais au temps où elle interprétait Patrick Font. Ce dernier est encore présent, avec un registre plus intimiste, moins rigolard que dans « La vieille » ou « Infidèle ».

Vous n'ignorez sans doute pas que Patrick Font nous a quittés récemment. Autre artiste disparu il y a un peu plus longtemps (2008) mais bien trop prématurément, à 29 ans : Matthieu Côte, dont elle distille fidèlement les inédits de disque en disque ».

D'autres noms vous disent peut-être quelque chose : Frédéric Bobin, Clément Bertrand (coups de cœur passés) , Stéphane Balmino, Reno Bistan, Jeanne Garraud (coups de cœur à venir).

Bien qu'elle n'en soit pas l'auteure, les deux premières chansons peuvent être considérées comme autobiographiques, surtout celle qui a donné son titre à l'album : « La fille de l'air » qu'on s'évertue sans jamais réussir vraiment

À caser c'est insolent

Une bombe à fragmentation

Un compte à rebours à rebonds

Contradictoires c'est évident …

Mais je sais aussi me faire douce ».

Douce, certes, mais sans se départir de son franc-parler :

« Des mots je suis la maquerelle

Faut bien de la tendresse bordel

Et puis du cul déconnons pas ».

C'est étonnant comme dans sa bouche les mots les plus crus sonnent avec délicatesse.

« Je ne sais pas » dire Je t'aime ? Pourtant, l'amour ne court-il pas tout au long de l'album ?

Amour tardif et plus ou moins fortuit dans « De fil en aiguille » : une métaphore ménagère et médicale à la fois :

« Depuis bientôt longtemps pour ne pas dire toujours

Elle vivait seule à seule au milieu de ses ciseaux ».

Et voilà-t-il pas qu'un beau jour elle reçoit un coup de téléphone d'un autre piqueur : en l'occurrence un acupuncteur. Et, au bout du compte

« Z'ont enlacé les fils de leurs talents-aiguilles

Ils découvraient l'amour ils découvraient la vie

Lui cœur bringuebalant elle tête de velours ».

Amour moribond :

« Je ne te vois plus traîner dans mes chansons

Juste dans cet air

Que le peintre siffle dans la maison »

(« Je ne te vois plus »)

ou encore, côté homme, suite à une infidélité sans que le cocu ( dans un couple qui, visiblement, battait de l'aile ), en fasse tout un fromage : « Va », de Matthieu Côte :

« Je t'en veux pas mais je te laisse

Je vais dormir dans le bureau

Je déteste sentir tes fesses

Ton cul gelé contre le mien

Je t'en veux pas mais je te laisse

Si c'est pour dormir dos à dos

Mieux vaut que chacun ait sa pièce

Fais de beaux rêves et à demain ».

Amours rêvés par une vieille dame dans « Poupée » :

« Elle fait de ses doigts de fée

Des destins par centaines

Qu'elle s'est imaginés

Chaque fois qu'elle se sent deux ».

Amour renaissant : « La pluie » :

« La pluie c'est un millions de pleurs

Qui vient se mélanger aux pleurs

De ceux qui cachent leurs chagrins

Mais lorsque les forêts sanglotent

Au soleil froid qui les dorlote

Tu viens me redonner la main ».

Autres thèmes : liberté, anticonformisme : la mode, le look prétendument incontournable : « Cocotte » s'adresse à une amie raillée pour ses fringues qui ne répondent pas au diktat de l'époque.

« Allez va ma petite allez

Va-t-en seule sur ton chemin

Et tu verras qu'un beau matin

Un gentil garçon dont la classe

Ne se mesure pas aux godasses

Te dira d'un air extasié

Après votre premier baiser

Oh ma cocotte si tu savais

Comme t'es belle telle que t'es

Oh ma cocotte si tu savais

Comme t'es belle, comme t'es belle ».

« La rumeur », justement ( de nos jours, on dirait des fake news) :

« J'vous dirai pas c'qu'on dit sur ma famille

On n'en parle pas quand on peut oublier

 C'est pas vrai que maman elle aime bien ça ».

Que faut-il entendre par « ça » ? On a une petite idée.

« Mais nous ne démentirons pas

Car nous valons bien mieux que ça

Et la rumeur s'envolera

Nous n'aurons plus qu'à être fiers

Le torse bombé le menton en l'air ».

Mais qui est donc « Le géant » ? Un père ou une « géante » trop possessi.f(ve) ? Bref, un empêcheur d'exister en rond.

« J'ai grandi sans entrain

Cramponnée à son cou

Il me dit que le monde est fou ».

Mais vient, Dieu merci, l'heure de l'émancipation :

« J'ai fait mon baluchon

Je prends la clef des champs

Je partirai la nuit

Dans la grêle et le vent

Je ne dois pas penser

Aux larmes du géant

Je dois juste marcher

Regarder droit devant

On verra si le monde est fou ».

Dans ma chanson, j'écris ton nom : LIBERTÉ !

Quant à vous, il ne vous reste plus qu'à vous procurer l'album, Allez donc voir « contact » sur son site !

 

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