Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

La bataille d'Idlib a commencé mais ça n'a pas l'air d'intéresser grand monde. C'est pourtant une finale mais, contrairement à France-Croatie, on connaît le vainqueur d'avance.

Exceptionnellement, j'ai regardé l'autre jour « C dans l'air ». Suite à l'article anonyme publié par le New York Times, il y était question du petit-fils de clandestin. Et les invités de se demander s'il avait de la culture. L'un d'eux a dit qu'il avait la « culture de la vie ». Certes, mais quand on démarre avec un héritage de un million de dollars, la « scolarité » est beaucoup plus facile.

Des nouvelles de Sentsov, toujours en grève de la faim et toujours en vie parce qu'il a pris quelque nourriture et, pour l'instant, il n'a pas été empoisonné. Ce serait pourtant un bon moyen de mettre fin à cette affaire … en accusant les Britanniques.

En Allemagne, les symboles nazis ont désormais droite de cité dans les jeux vidéo. Mais attention : Hitler se nomme Heiler (contraction de Heil Hitler?) et n'a pas de moustache. Ça change tout. Et  on ne va laisser passer n'importe quoi. On va voir au cas par cas. Ou au Kz par Kz (Konzentrationslager) ?

Mardi 11 septembre, sur FRANCE 5 : « Le monde en face » sur « La prison pour rien ». 4 hommes embastillés à tort témoignent. Je retiendrai surtout, à titre d'exemple, le cas d' Éric Péclet, instituteur remplaçant et accusé d'attouchements sur une fillette de 4 ans. Garde à vue, puis détention provisoire, alors que l'ADN retrouvé sur les vêtements de la gamine révèle que le coupable serait un proche de la famille qui, lui, pour l'instant, n'est pas inquiété. Il a fallu à Éric Péclet un véritable parcours du combattant pour se libérer ( en partie ) des griffes de la justice. Il a passé plus de 4 mois en prison avant d'obtenir le statut de témoin assisté qui n'est pas encore un non-lieu. Actuellement, il y a environ 21000 personnes incarcérées en attente de leur jugement. Une sur trois. Il est curieux que des gens comme Balkany ou Bismuth n'aient pas encore été en détention provisoire et qu'ils n'y seront peut-être jamais. Il suffit d'avoir un carnet d’adresses, de connaître les rouages de la machine judiciaire, ce qui n'est pas le cas d'Éric Péclet et des trois autres. La prison vous démolit complètement.

Éric, considéré comme « pointeur » (bourreau d'enfants), ne participe pas à la promenade pour échapper à ses codétenus. Celui qui partage sa cellule fait, Dieu merci, preuve de bienveillance : c'est lui qui lui conseille de rester enfermé.

La justice met beaucoup de temps à reconnaître ses erreurs. Oh, certes, elle vous indemnise : Christian Guerrot, autre incarcéré à tort, dit avoir reçu 2384 euros pour le préjudice matériel et 2500 pour le préjudice moral ( il était imprimeur, il a perdu ses meilleurs clients et fermé boutique ). Rien que ses frais d'avocat se montent à plus de 9000 euros. Faites le calcul. A moins qu'il ne s'agisse de Patrick Dils ou des accusés d'Outreau, la presse parle de ces affaires seulement lors de la mise en accusation. Lorsque le condamné à tort est blanchi, pas une ligne. Le film aborde également le sujet de la surpopulation carcérale : environ 69 000 détenus pour un peu plus de 59 000 places. Mais il paraît que ça va changer. Et, après ça, vous entendrez dire dans tous les cafés du commerce de France, de Navarre et d'ailleurs que la justice est beaucoup trop laxiste, qu'elle libère les détenus à foison. Combien y avait-il de ces piliers de bar devant FRANCE 5 ? Et combien ont vu "Les risques du métier" avec Brel ?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article