Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Aux fils d’Israël
(ou à tous ceux qui se sentent forts)
Je voudrais mettre les choses au point,
De la façon dont je vous tiens,
Dans ce monde de Tout et de rien.
De Dieu, vous m’avez apporté le mien,
Tout petit, je ne voyais que Un,
Je ne voulais être qu’en son Saint.
J’ai suivi cependant un autre chemin
Celui où l’on dit, tu ne tueras point
Car cela est l’œuvre du malin.
Basé sur les commandements,
Je me suis dit qu’il n’y a de grand
que de n’être qu’un enfant.
J’ai donc considéré la vie,
Celle du plus grand au plus petit,
« Respecte-la » Je me suis dit.
Loin d’arracher les ailes des papillons,
J’ai suivi les préceptes de Bon,
Considérant la vie comme ma religion.
On peut combattre pour la liberté,
S’escrimer pour plus d’égalité,
en agissant dans la fraternité.
Que nous servirait, en effet,
D’imposer la vérité,
Si la culpabilité nous rattrapait ?
Car tout le sang versé,
Par la terre absorbé,
Crie sans satiété.
Si Dieu on voulait réveiller,
Et se pencher sur nos méfaits,
Du bon grain ou de l’ivraie,
Je n’oserai me présenter,
La tunique tachée
Du sang de ses aimés.
Ses aimés, me direz-vous,
Mais il n’y a que nous,
Le peuple élu, et c’est tout.
Osez me dire qu’en votre sein,
Beaucoup ne pensent qu’Un
N’est pas avec tout un chacun.
Moi, je suis avec les opprimés,
Les sans-terre, Les mal-aimés,
Vous en étiez, Je vous tenais.
Je me suis couché avec vous,
Dans la boue, sous le joug,
J’avais levé ma voix pour vous,
Je vous ai cachés, vous ai sauvés,
Vous ai nourris et abreuvés,
J’avais choisi d’aider l’humanité

J’ai souffert de votre misère,
Vous ai apporté ma prière,
Comme à tous les gens de la Terre,
Depuis que Dieu vous a chassés de votre terre,
Depuis que Dieu vous a fait brûler en enfer,
Je suis resté et resterai votre frère.
Contre les pogroms et les sectaires,
Contre ceux qui pensaient que plaire
Était de vous extraire,
Je me suis levé et j’ai parlé,
J’ai tempêté et j’ai crié,
Et ma voix n’est pas restée sans effet.
Combien d’hommes avez-vous rencontrés,
Sur votre chemin vitriolé,
Qui a été le « Je » de ma dictée ?
Quelle était leur religion ?
Si ce n’est la passion
De se voir en Sion ?
Croyez-vous que vos aînés,
Le soir à la veillée,
Ne les prenaient pas en pitié ?
Croyez-vous qu’à plus fort effet,
Dieu ne les ait pas aimés
Et ne leur ait donné la primauté ?
Le Juste, chacun le sait,
Chaque homme s’en croit cité,
Mais du mérite, comment le distinguer ?
Mais il y en a qui y arrivent,
Que l’ordre qu’ils donnent,
Que la balle qu’ils tirent,
Du Juste, ils ne visent.

Laurent de Coudenhove

Laurent de Coudenhove -Aux fils d'Israël ou à tous ceux qui se sentent forts
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article