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Publié par ph Guillaume

Qu'a voulu faire Coppola ? Une fantaisie ? Ou délivrer un message en renouvelant la représentation du mythe ?

Son film où la beauté circule a l'allure d'un " Dracula " Folies Bergéres et Châtelet, d'un bric- à-brac dans lequel jets de sang et têtes coupées rappellent " L'exorciste "et ses limites rigolardes et parodiques.

Si nous n'avions pas compris le rapport existant entre le vampire et le sexe, on nous l'explique et l'origine historique du personnage est aussi dévoilée. Coppola serait-il alors le plus fidèle au roman de Bram Stocker ? Non ! avant lui Jess Franco en 1971 fut le premier dans " Les nuits de Dracula "( sans oublier naturellement " Nosferatu " de Murnau et le remake d'Herzog avec KINSKI en 1978).

Les cinéastes devraient se souvenir des maximes du Parthénon. Pour ce qui relève du " connais-toi toi-même " " Dracula " accrédite la mégalomanie qu'on prête au réalisateur d' "Apocalypse now ", quant au " rien de trop "....il fait un "Dracula" "définitif" qui recense, accumule, surcharge, surligne et tonitrue sans vraiment transcender le genre.

On notera les références picturales à Klimt et aux préraphaélites pour ne citer que celles-ci, quand les volutes de fumée verte rampante renvoient aux " dix commandements "de Cecil b.de Mille.

Le pouvoir de séduction de Cristopher LEE valait bien celui de Gary Oldman, coiffé et poudré comme Ruggero Raimondi dans le " Dom Juan " de Losey.

Quand Eric Rohmer adapte " PERCEVAL ", roman de chevalerie, il dépouille, stylise et fait ânonner le texte de Chretien de Troye pour en valoriser la beauté, Coppola ajoute poursuites westerniennes et duels impitoyables quand l'ensemble demande plus de retenue pour ne pas tomber dans l'indifférence.

Le plaisir du bon cinoche est, sans doute, entre les deux. Les filles sont assez belles et parmi les succubes qui pompent le nouillasson Keanu REEVES on reconnaît la Belluci à l'orée de sa carriére.

Anthony Hopkins en Van Helsing apporte heureusement pragmatisme et humour dans cette histoire dont la VF et le cabotinage de Gary OLDMAN parasitent les velléités romantiques.

Rien de plus irritant qu'un gugusse qui rigole devant un Dracula avec Cristopher LEE, ici, Coppola fait tout pour que cette fois on pardonne à ce fâcheux !

CINE PHILL

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