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Publié par JP CLAIR

Mis à part les ennuis d’argent, s’il y a une chose qui différencie l’homme de l’animal, c’est bien la parole.Cette extraordinaire faculté dont la nature nous a pourvus nécessite un long apprentissage, fortement encouragé depuis notre naissance par notre entourage familial. Au bout de quelques années, nous savons parfaitement parler, et ensuite il nous reste toute la vie pour apprendre à nous taire.Toute notre éducation repose sur un savant dosage entre les choses que l’on peut dire et celles qui nous sont interdites. Petit à petit, nous avons assimilé toutes ces règles destinées à favoriser les rapports humains, et nous pesons nos mots sans trébucher !Il est inutile que je développe le sujet, tout le monde a compris ce dont il s’agit.

Au contraire, je voudrais me pencher tout d’abord sur toutes ces expressions et formules courantes que nous utilisons constamment et que l’on peut classer sans hésitation dans la colonne de la bienséance mais qui, employées dans certaines circonstances particulières, deviennent pratiquement des gaffes. Je vais donc simplement citer quelques exemples pour la compréhension.

JP Clair

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N’allez pas demander si tout baigne à quelqu’un qui vient d’être inondé.

Si vous avez un ami serviable qui souffre d’un goitre, pour lui témoigner votre reconnaissance, le « merci beaucoup » est à bannir.

Ne révélez jamais à un paralysé que vous lui racontez des bobards pour le faire marcher.

Quand vous conversez avec un non-voyant, éviter de commencer vos phrases par : « Voyez-vous … ». De plus, s’il est généreux, lui dire qu’il n’est pas regardant serait maladroit.

En tendant un document à un borgne pour consultation, ne lui demandez pas de jeter un œil …

Vous ouvrez le journal à la rubrique nécrologie. Un nom capte votre attention. Vous connaissez la famille, mais la cérémonie est pratiquement commencée. Vous n’avez pas le temps matériel de rejoindre l’église. Une seule possibilité s’offre à vous : gagner directement le cimetière, ce que vous faites.

Devant le portail, vous attendez le défunt en consultant votre montre. A côté de vous, un gars certainement dans la même situation vous demande :

- Pensez-vous qu’il y en a encore pour longtemps ?

- A mon avis ils devraient être là dans cinq à dix minutes.

Puis vous ajoutez machinalement :

- A condition qu’ils ne se soient pas amusés en route !

Un Monsieur rentre chaque jour à son domicile et croise sur sa route des dames qui semblent attendre le bus dans un quartier où les transports en commun revêtent un caractère particulier.

Petit à petit, une ébauche de conversation se concrétise.

- Alors, ça marche ?

- Coups ci coups ça !

- Et ça rapporte bien ?

- Oh, l’un dans l’autre …

On peut également citer l’anecdote de cette fille qui ne savait pas que le Monsieur qui passait était un policier en civil et qu’elle interpella vivement en s’exclamant :

- Alors, tu viens mon poulet !

Deux de ces dames, au moment des fêtes, conversaient entre deux clients :

- Et toi, qu’est-ce que tu as demandé au Père Noël ?

- Exactement le même prix qu’aux autres clients !

On qualifie parfois cette activité de prison sans barreaux, mais les évasions sont rares, et si exceptionnellement l’une de ces dames quitte le trottoir pour rejoindre le haut du pavé, on la retrouve alors un peu plus tard dans un salon de thé, devisant avec une amie :

- Quand je pense que je me suis prostituée pour pouvoir acheter des pommes de terre !

- Mais, chère amie, vous fîtes ce que vous pûtes, mais vous m’épatâtes.

Un obèse décide de se rendre dans un institut de minceur, établissement où l’on lutte contre votre excès de poids en allégeant votre porte-monnaie. Un de ses copains l’encourage à une activité plus soutenue en lui déclarant : « Allegro ! ».

La secrétaire, à laquelle il demande le tarif de chaque séance, lui répond : « Si vous en prenez plusieurs, on vous fera un prix de gros ! ».

C’est samedi. Monsieur accompagne Madame dans les boutiques. Ils entrent dans un magasin de lingerie féminine. Malgré tous les modèles de soutien-gorge que lui présente la vendeuse, Madame n’arrive pas à se décider, ce qui énerve Monsieur qui lâche : « Allez, viens, laisse tomber ! ».

De retour à leur domicile, Monsieur prend son journal tandis que Madame feuillette une revue proposant des tests sur le couple. Elle s’adresse alors à son mari, absorbé par la lecture de son quotidien et lui demande :

- Que préférerais-tu : une femme jolie ou alors intelligente ?

- Mais, ma chérie, tu sais bien que c’est toi que j’aime ! ».

A suivre …

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