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Publié par Dix vins blog

Jeux d'autrefois

Les courses de taureaux en Espagne et dans le Midi font une trentaine de victimes, taureaux et chevaux, à chaque séance.

Les Romains étaient plus gâtés au cirque et les bestiaires tuaient sous leurs yeux bien d’autres quantités d’animaux que n’en tuent les toréadors de nos jours. Sylla donna une chasse de cent lions, César une de quatre cents, Pompée une de six cents.

Les panthères moins grosses étaient encore plus nombreuses, Pompée en lança quatre cent dix, Auguste quatre cent vingt et Caligula dans une chasse mixte : quatre cents ours et quatre cents panthères.

Dans les jeux donnés par Trajan, qui durèrent 123 jours, on tua plus de dix mille bêtes !

Les empereurs finirent par limiter le nombre de fauves à immoler à cent…pour ne pas trop dépeupler les réserves de l’Afrique. Mais on le voit le tonnage trans-méditerranéen ne fonctionnait pas mal à l’époque.

C’est au VII siècle Avant JC, qu’A.Scevola, édile curule, inventa les combats de lions contre lions ; en 665 que Claudius Pulcher fit voir les premiers combats d’éléphants ; en 685 que les Lucculus lancèrent des éléphants contre des taureaux.

Enfin, sous César, pendant sa dictature, on donna les premières chasses de taureaux par des hommes, mais ceux-ci étaient tous à cheval, comme dans les actuelles courses portugaises.

Curiosité historique

Il semble que le camouflage, tant et parfois si habilement pratiqué pendant la grande guerre, ne date pas d’hier. On en trouve  un curieux exemple dans un livre assez peu connu de W.Irving : La Conquête de la Grenade. Les maures assiégeaient alors Alhama ( 1486 ). Une nuit, un fracas aussi épouvantable que soudain, réveilla en sursaut les habitants, qui, croyant à un assaut général, coururent en hâte aux remparts. Point d’ennemis, mais hélas, sur un large espace, plus de remparts. Entre deux tours, les murailles s’étaient écroulées. Le gouverneur de la ville, le comte de Tendilla, pour cacher ce désastre aux assiégeants ordonna de tendre dans l’espace ainsi ouvert d’immenses toiles peintes précipitamment en gris muraille. La ruse réussit parfaitement, et jamais la cavalerie maure, qui fourrageait dans la plaine, ne s’aperçut de la solution de continuité qui existait entre les fortifications. Les assiégés eurent ainsi le temps de reconstruire solidement leurs murs, et la ville ne fut point prise.

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