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Publié par E.Piolet

 

C’est comme une musique et l’enfant la regarde passer. Les musiciens n’ont plus de tête. Ce n’est même pas une fête.

On cherche un nom, on cherche une ombre

Le soleil vous aide à chercher, là-haut, sur sa branche perché.

Et l’enfant perce un trou pour le bel uniforme de l’été, un trou comme une fleur dans le chloroforme du bonheur.

C’est comme un défilé de petits clowns et de poupées et le jour s’étale à leurs pieds.

Les tambours n’ont plus de baguettes et l’adjudant perd sa barrette. Le soleil vous aide à toucher, là-haut, comme au ciel un clocher.

Et le clown jette ses rayons dans le beau cerceau de l’été, au kaléidoscope des jouets inventés.

C’est comme un peu d’oubli et le temps qui le fait danser. Les aveugles ouvrent grands les yeux, comme s’ils ne voulaient rien voir.

Le soleil vous aide à marcher, là-haut, vers sa mer Egée.

Et le temps chante sous le cœur des passants, vers l’oreille sourde de l’été, un cri joyeux au bout de son pied de nez.

C’est comme une promesse et le cœur qui pousse à rêver. Les morts, plus tôt que prévu, s’écartent des mémoires. La solitude donne ses cours du soir.

Le soleil vous aide à tricher, là-haut, dans son vieux costume usagé.

Et le cœur rit par toutes les rigoles de sa peine, sous le gros orage d’été, dans l’imbécile «  Vendée-Globe «  de tous ses bateaux démâtés.

C’est comme un bout d’histoire où le méchant loup va gagner. Les ramoneurs et les bergères se sont ratés, sur le chemin des étagères.

Il fait foin. Le moins gros reste à faire.

Le soleil vous aide à mâcher, là-haut, les cailloux trompeurs du marché.

Et l’histoire s’écrit aux orages d’été, dans l’éternel cahot de sa charrette de condamnés.

Poésie : Edouard Piolet - A lèvres tues - L'existence
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