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Publié par elsapopin

Les grands spahis tout rouges
Confesseurs de diablesses
Un soir d'été à
Montrouge
M'ont conté leurs prouesses.

«
Un jour, dit l'un, le négous
Me fit cadeau d'un burnous
Et d'un grand plat de couscous.

Ses femmes qui étaient laides
Allaient à vélocipèdes. »

L'autre est pour l'autre sexe un cruel mousquetaire.

La taille d'un grenadier

L'allure d'un gabier

Les grâces d'un gondolier

Ce qu'il faut pour le gibier.

Haut dignitaire de l'adultère

Il nomme les femmes « panthères ».

Mêlons aux feuilles d'automne
Les mâles récits du désert :
La coupole des astronomes
Luit au loin dans le ciel clair.

Ils commandent deux vermouths :
Les spahis sont gastronomes
Et pour distraire le raout
Ils me parlent de
Beyrouth
Et du grand sultan
Mahmoud.

PORTRAITS DE POÈTES #4 : MAX JACOB, COMME UN PEINTRE

Le merle dit : «
J'attends ma récompense ! je veux six pots du vin de
Cana sept sacrements donnés par complaisance et les
Huit
Joies pour chanter l'Hosannah. »

La fée lui dit : «
Je n'ai féerie qu'en
France choisis ta part et ne te trompe pas. »

«
Alors je veux, lavant à la fontaine « la face et les cheveux de leurs dauphins « dans leurs palais je veux avoir trois reines « avec le deuil de leurs dauphins
défunts

«
Trois vaches noires montées sur des galères

« et sept valets tout armures d'argent

« je veux sept jours et sept mille prières

« la terre de
Dieu tout en étant vivant. »

La fée lui dit : «
Merle, ne sois pas bête ! car dans le ciel mon bâton ne va pas. »
Le merle dit : «
Un
Dragon je veux être pour vous tenir en pouvoir dans mes bras ! 

PORTRAITS DE POÈTES #4 : MAX JACOB, COMME UN PEINTRE

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